09 novembre 2009
1989, un Mur est tombé...
Impossible de passer à côté de cette information, il y a 20 ans le Mur de Berlin tombait, signant les retrouvailles d'un peuple allemand séparé pendant presque trente ans. C'était la fin de ce symbole de la Guerre froide, du système soviétique, l'Europe redevenait UNE... Même si dans les faits, l'ouverture à l'ouest avait déjà eu lieu avec les brèches ouvertes dans le Rideau de fer, en Hongrie en particulier.
Cet anniversaire est bien sûr à célébrer car ce fut un événement fondamental du XXème. Certains allant même jusqu'à défendre l'idée que la fin de la séparation du monde en deux blocs signifiait la fin de l'Histoire. Affirmation démentie par la suite.
Depuis RFA et RDA sont redevenues Allemagne, les PECO sont entrés dans l'UE, les républiques d'Asie centrale et du Caucase ont accédé à l'indépendance.... Tournant le dos au communisme et se convertissant au capitalisme et surtout au libéralisme.... Avec le bilan que l'on connait à la fois positif pour certains et négatif pour (beaucoup) d'autres.
Mais cet aspect est oublié des célébrations, les médias et les politiques n'évoquent que la fin de l'URSS, la situation catastrophique de l'Est en 1989, la liberté retrouvée. Mais à quel prix ?
Le modèle soviétique était difficilement défendable mais son ennemi, le capitalisme de l'ouest l'est-il désormais beaucoup plus ? Car comme tout système hégémonique, il a dévié, développant les inégalités, les exclusions, les violences qu'elles soient militaires, policières, économiques ou sociales....
Un système s'est éteint avec la chute du Mur, l'autre survit faute d'alternative, de contre-modèle.
Ces pays qui se sont réjouis en 1989 et qui le font encore aujourd'hui oublient, cependant, que d'autres murs existent tout aussi symboliques que celui de Berlin. Et que certaines de ces barrières se trouvent en leur sein.
Il est facile de dénoncer le mur qui sépare les deux Corées car celle du Nord est la dernière grande dictature autoritaire survivante de cette époque. Mais il est beaucoup plus difficile de le faire pour celui qui coupe Chypre, pays de l'UE dont la partie nord est occupée par la Turquie, Etat candidat à l'entrée dans l'Union ou celui qui sépare encore des quartiers catholiques et protestants de Belfast. Il en est de même concernant celui construit par l'administration Bush pour stopper le passage de migrants mexicains qui pourtant continuent de risquer leur vie. Et que dire de celui construit par Israël pour isoler le peuple palestinien, morcellant le territoire arabe et permettant de le coloniser avec l'assentiment des Etats Unis et le silence de l'Europe, mais impossible de critiquer sous peine d'être accuser d'antisionisme ou pire d'antisémitisme....
Mais il y aussi ces murs invisibles que l'Ouest a construit entre riches et pauvres que ce soit au sein de sa propre population ou avec les pays du Sud, cet ex-Tiers Monde qui lors de la Conférence de Bandoung en 1955, avait refusé de s'aligner sur l'un des deux blocs.
Ces murs ont été mis sous les projecteurs avec la crise économique et financière que nous traversons. Mais chut, on célébre la victoire du capitalisme en ce 9 novembre, un capitalisme glorieux et salvateur contre ce communisme libertice et défaillant. Il ne faut pas gâcher la fête....
Alors oui, en 1989, un Mur est tombé entre l'Est et l'Ouest mais depuis l'Ouest a construit de nombreux murs entre riches et pauvres...
27 octobre 2009
Copenhague-2009.com - L'ultimatum climatique
L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Il est important que chacun d'entre nous se mobilise, dès aujourd'hui....
Climat : chaque signature compte !
25 octobre 2009
De l'occitan au flamand...
Ce samedi a eu lieu une manifestation qui est passée un peu inaperçue dans les médias nationaux. Peut être parce qu'elle s'est déroulée à Carcassonne et non à Paris et qu'elle concernait surtout un problème purement régional. Le thème de cette mobilisation : la défense de l'occitan.
Entre 10 000 et 20 000 personnes ont défilé dans les rues de la cité médiévale afin de réclamer le développement de l'enseignement de l'occitan mais aussi la création d'une télévision et d'une radio par le service public dans la langue d'Oc.
Pour rappel, l'occitan concerne une trentaine de départements du sud de la France ainsi que le Val d'Aran en Espagne (où il a le statut de langue co-officielle) et une partie du Piémont italien. Le nombres de locuteurs varient fortement, allant de 580 000 à 3,5 millions, certains avançant même le chiffre de 12 millions, selon le degré de maîtrise de la langue.
A noter aussi qu'il existe une division au sein du mouvement occitan, entre les partisans de l'unicité de la langue et ceux qui la présentent comme un ensemble de dialectes proches (languedocien, auvergnat, gascon, provençal,...).
Cette manifestation a eu, au moins, l'avantage de poser le problème de la place des langues régionales en France.
En effet, sur cette question la Constitution de 1958 est claire, l'article 2 déclare que « la langue de la République est le français».
L'unité nationale s'est réalisée aussi sur cette seule reconnaissance du français et ce dès les origines de la République comme le proclamait le révolutionnaire l'Abbé Grégoire : "L’unité de la République commande l’unité d’idiome et tous les Français doivent s’honorer de connaître une langue, le français, qui désormais, sera par excellence celle des vertus du courage et de la liberté".
Ce fut une des bases de l'unité française, de cette communauté de destin au contraire d'autres modèles européens comme en Espagne où les régionalismes sont forts voire exacerbés.
C'est dans cette logique que la France a refusé de ratifier, suite à l'avis du Conseil Constitutionnel, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pourtant signée en 1999.
Même si la révision constitutionnelle de 2008 a reconnu que "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France".
Concrètement, un rapport de 1999, remis à Lionel Jospin, dresse une liste de 75 langues régionales et minoritaires en France dont 23 en métrople.
13 d'entre elles font l'objet d'un enseignement public reconnu : le basque, le breton, le catalan, l'occitan, le corse, le tahitien, quatre langues mélanésiennes, le gallo, le francique et l'alsacien.
Le problème sur la place à accorder à ces langues est complexe entre ceux qui défendent un pluralisme linguistique national reconnu et ceux qui, comme l'Académie française, s'opposent à toute reconnaissance officielle et attribution d'un statut national à une autre langue que le français.
Mais l'évolution récente de la Constitution sur cette question déclare que ces langues font partie du patrimoine national. Alors doit-on sauvegarder ce pan de notre histoire ou y renoncer ?
On ne peut à la fois combattre le poids écrasant de l'anglais au niveau mondial, sonner l'alarme concernant les langues mourantes des pays de l'hémisphère sud et participer à la disparition de langues présentes sur notre territoire. Car toute langue est une richesse culturelle, patrimoniale, et surtout est irremplaçable.
Le français est la langue de la Nation, de la République, statut qui ne semble pas être souhaitable de modifier. Mais il est nécessaire de sauvegarder les langues régionales et minoritaires en favorisant leur enseignement aux côtés du français et sur la base du volontariat. Car un idiome ne peut survivre et encore moins se développer sans enseignement.
Question qui fait écho au problème de la place du flamand et de son enseignement en France.
Loin des chiffres de l'occitan, le flamand occidental serait parlé par 1 millions de personnes en Flandres belges, 90 000 aux Pays Bas et 20 000 dans les Flandres françaises.
Le west vlaamsch fait partie des langues régionales et minoritaires listées dans le rapport de 1999 mais il ne bénéficie d'aucun statut, ni reconnaissance officielle. Et alors même que certains s'opposaient à cette présence dans la liste, arguant qu'il n'était qu'un patois néerlandais et que de fait, une langue étrangère ne pouvait être également une langue régionale française.
Cependant, en 2007, a débuté une période d'expérimentation d'une durée de 3ans de l'enseignement du flamand dans des écoles du Nord à Wormhout, Noordpeene, Volckerinckhove et Esquelbecq.
L'évolution de cette expérimentation en enseignement durable dépendait de la motivation de la population mais aussi des autorités locales.
Etait-ce le renouveau du flamand en France ?
Si on s'en tient au succès au sein de la population, la réponse serait positive. En effet, une majorité d'enfants de ces écoles ont suivi les cours de flamand et en 2008, deux autres écoles (Lederzeele et Drincham) ont souhaité rejoindre l'expérimentation. Demandes qui furent rejetées par le Rectorat de Lille. Et alors que nous sommes dans la dernière année d'expérimentation, rien ne semble décidé pour la suite et surtout pas une évolution vers un enseignement durable alors même que les populations et les autorités locales le souhaitent.
D'après le quotidien flamand "De Morgen", il y a trois coupables à l'origine de ce qui s'annonce être un futur gâchis voire scandale.
Ce sont l'Inspection académique du Nord, le Taalunie (institution de promotion du néerlandais) et le Gouvernement Belge Flamand. Ces deux derniers auraient exercés des pressions sur la première afin de cesser l'expérimentation car elle représenterait une concurrence pour l'apprentissage du néerlandais alors même que cette langue n'est choisi que par 2% des éleves de la région comme seconde langue, principalement en raison d'une offre insuffisante et incertaine dans la continuité.
Les néerlandophones ont donc fait le choix, comme l'affirme L'Institut de la langue régionale flamande (ou Akademie Voor Nuuze Vlaamsche Tale), de "se tirer une balle dans le pied" plutôt que de se pencher sur leurs problèmes structurels. Car l'apprentissage du flamand devrait être plutôt envisagé comme une étape préliminaire possible à celui du néerlandais. Et ceux qui font le choix d'apprendre le flamand le font parce que cette langue appartient à leur idendité culturelle au contraire du néerlandais. Et il est peu probable qu'en faisant disparaîre le flamand, le choix se porte sur le néerlandais. Il semble qu'en faisant disparaîte la première, on met en péril la seconde.
Et les autorités françaises ne sont pas exemptes de reproches, en plus de céder aux pressions, ils décident de sacrifier une langue régionale française afin de préserver l'enseignement d'une langue étrangère.
Mais voilà, le flamand n'est parlé que par quelques milliers de personnes et ne reçoit aucun soutien des pouvoirs publics autre que celui des autorités locales de la Flandre française et ne bénéficie d'aucun écho dans les médias au contraire de l'occitan, du breton ou du corse...
Le flamand meure et c'est une partie de l'identité culturelle du Nord et de la France qui s'éteint....
09 octobre 2009
Nobel (sur)prize
La saison des Nobels a débuté, ils tombent les uns après les autres. Il est vrai que les Nobels scientifiques sont peu médiatisés parce que récompensant des grands chercheurs mais qui sont aussi d'illustres inconnus dans les opinions publiques mondiales et travaillant sur des thèmes peu abordables pour le Terrien lambda. Il n'en est pas de même concernant les Nobels de littérature et surtout de la Paix. Le premier est tout aussi souvent attribué à un(e) auteur peu célebre mais les livres sont plus accessibles que la physique, la chimie ou encore la médecine. Il permet de récompenser une carrière. Comme tout prix, son attribution est critiquée, discutée, il pousse sous les feux de la rampe une personne qui retournera vite au relatif anonymat qui était son quotidien avant la distinction scandinave. Enfin, le prix Nobel de la Paix est certainement le plus médiatisé récompensant des personnalités plus connues comme Jimmy Carter, Al Gore, Mikhail Gorbatchev ou des organisations comme Médecins du Monde ou dans le cas où il n'irait pas à une "célébrité" occidentale, la cause du vainqueur est médiatisable comme les micro-crédits du Bangladesh ou l'écologie au Kenya, pour ne parler que des plus récents.
Mais alors cette année, le comité Nobel a déjoué tous les pronostics en l'attribuant, à la surprise générale, à Barack Obama doublant les 204 autres candidats au poteau...
9 mois après son arrivée au pouvoir, le voilà déjà nobelisé "pour ses efforts afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples".
C'est tout de même paradoxale de récompenser du Nobel de la Paix, un homme dont le pays est en guerre, occupant militairement les territoires de l'Afghanistan et de l'Irak et ayant une zone de non-droits à Guantanamo pour ne citer que ces exemples.
Mais voilà, Barack Obama a fait des promesses : les conflits dont sont à l'origine les Etats-Unis vont être résolus, des ponts seront jetés en direction du monde musulman, il fera son possible pour voir les armes nucléaires éliminées de la surface de la Terre, la lutte contre contre le changement climatique doit être une priorité, etc....
Mais concrètement, le bilan est proche de la virginité. Ô ce n'est pas une critique mais juste un constat et qui peut paraître normal alors qu'il vient d'arriver à la Maison Blanche dans un contexte de crise financière et économique et alors même que les promesses de réformes interieures étaient importantes.
Ce prix semble être beaucoup trop rapide et vient surtout récompenser de bonnes intentions. Mais dans le cas où les promesses ne seraient pas tenues, qu'advientrait-il de la crédibilité du Nobel de la Paix ? et est-ce un encouragement ou plutôt une pression pour Obama, obligé, maintenant, de réussir ?
Et le pari ne semble pas gagné d'avance : Afghanistan et Irak ressemblent de plus en plus à un bourbier du type vietnamien, on vide progressivement Guantanamo mais pour mieux disperser aux quatre coins du monde ces détenus, les tensions avec l'Iran sont de plus en plus grandes, Obama a connu un échec cuisant au Proche-Orient avec le refus d'Israël de geler les colonisations, Israël et Palestine ne semblent pas prets de faire la paix...
Il est vrai que les tensions sont moins fortes avec le Vénezuela ou avec la Corée du Nord mais est-ce suffisant ? certainement pas.
Le principal atout de Barack Obama semble être surtout le fait de ne pas être Georges Bush le va-t-en-guerre. Aspect certainement pas suffisant pour recevoir un prix Nobel.
Mais bon, certains applaudissent cette attribution, ce symbole, surtout ceux qui crient au miracle au moindre mouvement du président états-unien et ceux qui le font par respect du politiquement correct. Et il y a ceux qui critiquent cette trop hâtive récompense comme les Talibans ou par des personnes plus respectables et fréquentables comme Lech Walesa.... Enfin, il est surtout surprenant de voir la réaction de certains UMP défendant l'idée que leur cher Sarkozy méritait davantage ce prix, qu'ils sont drôles ceux-là....
Mais maintenant, à Obama de nous prouver qu'il mérite bien ce Nobel de la Paix. Plus que des promesses, le Monde a besoin de faits....
02 octobre 2009
2ans, parabéns !
Et oui, il y a deux ans jour pour jour, j'ai ouvert ce blog. Je venais d'arriver à Lisbonne dans le cadre du programme Erasmus. Après quatre semaines dans la capitale portugaise et quelques jours de réflexion, j'ai décidé de devenir un blogueur parmi les millions de blogueurs qui hantent la toile.
Je souhaitais surtout faire partager mon expérience, garder un lien avec la France puisque le public visé par mes écrits étaient la famille, les amis en priorité.
J'étais sur les rives du Tage pour une année, je réalisais enfin un long rêve/projet datant de mon retour en France en 2002 après une année passée à Coimbra pour un service volontaire européen.
Progressivement, plus que mon sentiment sur l'Erasmus, j'ai ressenti l'envie, le besoin de m'exprimer sur des sujets d'actualités ou des thèmes me touchant parce que j'appartiens à ce groupe de personnes qui ne peuvent pas passer une journée sans parcourir les sites d'infos, les journaux. Je suis curieux, j'aime me tenir informé pour "rester au courant", découvrir, connaître, approfondir, me faire un avis. Et avec un brin de narcissisme assumé, je me suis dit que mon avis, ma vision des choses n'étaient pas plus inintéressants que ceux de la majorité de la population et que ça ne coûtait rien de les partager sur ce blog.
Donc, voilà, depuis deux années, je m'exprime sur tout et rien, selon mes envies et inspirations.
Ce n'est pas toujours facile de garder un rythme régulier. Il y a des périodes plus calmes (l'été est fatal...) et d'autres où les posts sont plus nombreux.
Des envies de m'exprimer plus sur la politique à un moment donné, sur la culture, le foot, la société à d'autres. Et puis, je me dévoile un peu aussi. Ô ça reste toujours dans certaines limites, je ne suis pas un exhibitionniste de la vie privée et ce n'est pas le but de ce blog. Les voyages ont une place importante en raison peut être de l'origine de cette tribune naît alors que j'étais à l'étranger mais aussi parce que le voyage à une place centrale dans ma vie. Le Portugal, autre pays de mon coeur (mais chut, il ne faut pas le dire aux Portugais de mon entourage). La Hongrie, pays que je découvre au fur et à mesure. Ils sont indissociables de ce que je suis sans oublier les autres destinations....
Enfin, je ne vais pas non plus faire dans l'hommage larmoyant...
Je suis juste heureux à l'idée que ce blog fête ses deux ans, je ne pensais pas, honnêtement, tenir si longtemps. J'espère que l'aventure va encore durer un moment. En fait, non, je n'espère rien car pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas quelqu'un qui vit dans l'espérance. Je vis et je vois. adepte du Destin ? peut être... Mais surtout confiant en moi.... Donc pour ce blog nous verrons, vamos ver, ce qu'il en advient...
Et merci à ceux qui passent sur ce blog et qui prennent un peu de plaisir à me lire que ce soit par habitude ou par "accident" amenés par un moteur de recherche....
30 septembre 2009
l'Irlande va-t-elle voter Tony Blair ?
Encore quelques heures et l'Europe va pouvoir souffler ou s'étrangler selon la réponse des Irlandais lors du référendum sur le Traité de Lisbonne organisé ce 2 octobre.
Après le refus massif de la population de l'Eire en juin 2008 (53% de contre), l'Union a fait le choix de ne pas stopper le processus de ratification du Traité par les Etats membres, comme ce fut le cas avec le Traité Constitutionnel Européen en 2004 suite aux refus français et néerlandais, mais de faire revoter l'Irlande. On peut se poser la question sur les raisons de cette différence de
traitement mais soit, une décision fut prise.
A ce jour, 26 des 27 pays de l'UE ont ratifié le traité même si les présidents polonais et surtout tchèque tardent à l'acter. Et que la France et les Pays-Bas ont fait le choix de ne plus donner la parole à leurs peuples afin de ne pas prendre le risque d'un nouveau non.
Reste l'Irlande, mais les derniers sondages promettent une victoire du camp du oui cette fois-ci....
Je ne vais pas redonner ma pensée sur ce Traité de Lisbonne l'ayant déjà fait précédemment : en route vers l'adoption du traité de Lisbonne...
Mais je vais plutôt faire écho à un article de Jean Quatremer sur son libéblog : les coulisses de Bruxelles.
Selon lui, en cas de réponse positive ce 2 octobre du côté de Dublin, la porte serait grande ouverte pour Tony Blair et sa nomination en tant que 1er Président du Conseil Européen. Oubliée sa vision libérale, et surtout son soutien aveugle à l'administration Bush qui crachait sur cette "vieille Europe" lors de la guerre en Irak. Car comme le dit un diplomate français cité par Quatremer : "Personne n'a osé s'opposer à Barroso. Qui osera dire non à Tony Blair ?"....
Le nom de l'ancien 1er ministre britannique n'est pas une surprise et il circule depuis un moment déjà mais ne pouvait-on pas espérer mieux ?
En effet, quel symbole est envoyé aux Européens lorsque l'on voit le profil de ceux qui pourraient être à la tête de l'UE ? Tony Blair et José Barroso...
Certains vont tenter de nous vendre cette image de parité entre le portugais de droite et l'anglais de gauche... Mais le clivage est peu visible quand on y regarde de plus près. Blair est qualifié d'europhile mais c'est un europhile à la britannique, donc à minima, un unioniste et non un fédéraliste. Barroso, quant à lui, à prouver lors de son dernier mandat qu'il était surtout une marionnette à la solde des libéraux dont il fait partie tout comme Blair, se distinguant surtout pas sa médiocrité. Ces deux hommes ont soutenu Bush, allant contre le refus de cette croisade exprimé massivement par les peuples européens. Ces nominations symbolisent une Europe s'éloignant toujours plus de ses citoyens aggravant la crise de confiance entre eux et les institutions de Bruxelles. Cette Europe des petits arrangements entre amis, entre puissants. Cette Europe qui manque de courage ou le repli sur soi devient une tendance inquiétante.
Autre symbole, la perte d'influence de la France grandissante au sein des instances européennes malgré les affabulations de Sarkozy, s'auto-proclamant comme un Grand et Influant d'Europe. En effet, Barroso confirmé, Blair nommé à la tête du Conseil, il ne reste plus qu'un poste de premier plan, celui de Ministre des Affaires étrangère ou selon le terme correct ; Haut représentant de l'Union pour la politique étrangère et la politique de sécurité, poste qui semble promis à l'Allemagne. La France devra donc se "contenter" du marché interieur, récompense faite à Michel Barnier. Et cela parce que Sarkozy a renoncé/refusé de défendre la candidature de François Fillon ou de Alain Juppé au poste de président du Conseil (même si aucune de ces candidatures ne m'enthousiasmait). Pourquoi ? Soumissions aux Britanniques ? Manque d'implication dans les affaires européennes ? ou peur de la concurrence au sein de son propre camp politique ?
Ce qui se confirme, c'est que l'Europe continue de dériver. On accusera les Irlandais d'être à l'origine d'une crise européenne en cas de non au référendum même si certains dirigeants ont sous-entendu que le traité pourraient être appliqué dans les pays l'ayant ratifiés. Mais en cas de oui, L'Union sortira-t-elle de la crise dans laquelle elle est engluée depuis plusieurs années ? Il est peu probable...
25 septembre 2009
Circulez, y a plus de Jungle....
La "Jungle" n'existe plus grâce à Besson, l'ex-homme de gauche devenu le plus sarkozyste des sarkozystes. Et il faudrait presque l'en remercier, lui et bien sûr, celui sans qui rien ne serait possible son cher Nicolas Sarkozy. Ô oui, à l'entendre, il a sauvé la vie de ces centaines de clandestins en décidant de détruire cette "jungle", cette zone de non-droit, ce royaume des passeurs et profiteurs de la misère humaine, ce site insalubre mettant en péril la vie de ses habitants. Ô oui, remerciez-le, vous citoyens français, défenseurs des Droits de l'Homme, habitants du Calaisis pour cette action charitable.
Avec la destruction de la "Jungle", il nous le promet, la ville sera débarrassée du problème des clandestins, les passeurs s'enrichissant sur les espoirs des clandestins ont été chassés. Une nouvelle ère s'ouvre.
Et bien sûr, tout cela s'est fait sous les yeux des caméras afin de faire la Une de tous les JT et pour prouver au gentil Français assis devant son téléviseur que ce Gouvernement s'attaque de front aux problèmes du pays. Et pour couronner le tout, M. Besson a débarqué quelques jours plus tard pour parader et s'auto-féliciter....
Mais le problème est que cette destruction n'est qu'une action de communication en faveur de Sarkozy et ses sbires sur le dos de la misère humaine, encore une fois.
En effet, Besson avait pris soin d'annoncer la fin de la "Jungle" bien avant de passer à l'acte, laissant le temps à une grande majorité des occupants de ce no man's land de fuir en attendant de voir l'orage passé.
Si j'étais mauvais langue, je dirais que cette annonce "préventive" a eu pour mérite de faire fuir les clandestins qui furent arrêtés lors de la précédente action de communication du Gouvernement en mai dernier. Ça n'aurait pas été du meilleur effet, de retrouver des personnes arrêtées quelques mois plus tôt car cela aurait obligé Besson a reconnaître que la quasi totalité des clandestins furent relâchés peu de temps après et qu'ils étaient revenus dans le Calaisis pour tenter de rejoindre l'Angleterre.
Autre "problème" la majorité des personnes arrêtées cette fois-ci sont mineures et donc inexpulsables. Donc devront rester en France. Mais légaliser leur présence est une solution refusée car elle encouragerait d'autres arrivées encore plus importantes. Alors pour le moment, ces jeunes sont dispersées un peu partout en France avant de retrouver la "liberté" et la route vers Calais car étape obligatoire pour le passage outre-Manche.
Autre profil ; les Afghans... Eux aussi déclarés inexpulsables en raison de la situation dans le pays. Et oui, les Occidentaux, notre Président en tête, ne cessent de nous expliquer que la guerre puis l'occupation de l'Afghanistan, toutes deux illégales, permettent d'avancer sur le chemin de la Démocratie, que la réélection récente du président Karzaï est un nouveau pas dans ce sens, oubliant que cette victoire est aussi le fait d'une fraude massive en sa faveur (on apprend par la même qu'une fraude afghane et beaucoup moins grave qu'une fraude iranienne...) mais malgré cela, les Afghans entrés illégalement en Europe ne peuvent être renvoyés car le pays est trop dangereux... Sachant que les Afghans représentent la principale communauté de la "Jungle", il ne reste plus grand monde....
Mais je suis de mauvaise foi étant un méchant socialo-gauchiste incapable de reconnaître le travail de Sarkozy & Cie. Il est vrai que la "Jungle" n'offrait pas des conditions dignes d'êtres humains. Zone insalubre, dangereuse, de non-droit et pain béni pour les mafias et autres groupes de passeurs. Personne ne dit le contraire. Et certainement pas les associations présentent au quotidien sur le terrain et tentant d'aider le mieux possible cette population au risque d'être poursuivies par la justice pour "délit de solidarité". Cette situation nécessitait une réponse des pouvoirs publics mais une réponde digne du pays qui se réclame comme celui des Droits de l'Homme.
Alors que là, nous avons un plan de communication aux dépens d'être humain en situation de misère physique et psychologique.
Mais la question est comment une majorité de la population et des médias peut être encore dupe devant le pathétique cinéma que nous offre ce gouvernement.
La fin de Sangatte décidée par Sarkozy alors ministre avait les mêmes motivations : fin des passeurs, fin des conditions de vie déplorables, fin des arrivées massives de clandestins. En 2009, le même Sarkozy, désormais Président, nous ressort les mêmes arguments pour motiver la destruction de la "Jungle" sans pour autant assumer ou même évoquer l'échec de sa politique.... Bien au contraire....
Chacun sait très bien que les clandestins qui hantaient le Calaisis reviendront, qu'une nouvelle "Jungle" verra le jour, toujours plus clandestine. Que le problème n'est pas résolu mais au contraire aggravé.
Mais voilà, nous avons un Président qui ne fonctionne qu'à renfort de coup de communication et ne doit se justifier de rien et encore moins de ses échecs... Et rappeler qu'il aime la chasse à l'immigré ne peut pas faire de mal à quelques mois des élections régionales surtout pour son électorat le plus à droite dont celui de De Villiers et du CPNT qui viennent de rejoindre le parti présidentiel....
A quand le retour de bâton ou plutôt de matraque ????
17 septembre 2009
c'est la rentrée...
Et voilà, septembre est arrivé et c'est synonyme de reprise des cours... Certainement la dernière véritable année à temps plein à Lille 3, le temps d'obtenir le fameux master AGLESI... Les cours, la recherche d'un stage, etc....
Mais avant la reprise, et pour se donner quelques forces... Quelques jours en Hongrie, la 4ème fois que j'y vais depuis 2003. Retour à Budapest, et surtout découverte de deux nouvelles villes : Vac et Szeged....
d'autres photos dans l'album ------->
03 septembre 2009
Tintin chez Adolf
C'est la rentrée et comme tous les ans, on ne peut éviter les sujets sur le retour à l'école de nos bambins, de nos têtes blondes, de nos enfants en somme (enfin pas des miens, je n'en ai pas encore). Il y aussi le sujet inévitable : la grippe A H1N1 du porc mexicain : la pandémie est à nos portes, ayons peur braves gens et cessons d'embêter le Gouvernement avec la Crise, d'ailleurs Mme Lagarde défend mordicus que celle-ci, et grâce à la politique de Monseigneur Sarkozy, est en voie d'être vaincue (les chiffres sont tous mauvais mais ils mentent, croyons aveuglement Mme la Ministre).
Enfin, il y a plein de bonnes choses, que de réjouissances, digne des fastes des plus grandes fiestas de Sire Louis XIV à la grande époque de Versailles....
Mais comme il faut diversifier un minimum l'information, certains médias tentent de lancer des sujets un peu polémiques qui font souvent pschittttt (pour reprendre le grand philosophe J. Chirac).
Et en cette rentrée, le sujet qui a attiré mon intention, c'est celle qui concerne Tintin.
Alors pourquoi polémiquer sur ce brave Tintin ? Ça houppette n'est plus à la mode ? mais le fut-elle un jour ? Vivre dans un château lorsque l'on est journaliste c'est peu crédible ? bah ça dépend... Il aurait abandonné Milou sur le bord de l'autoroute ? mais non, et puis Milou est tellement intelligent qu'il serait rentré en faisant du stop.... 
Non, c'est une vieille polémique qui revient. Celle concernant Tintin au Congo.
Bienvenu Mbutu Mondondo, un comptable d'origine congolaise, vivant en Belgique a déposé une plainte il y a quelques années devant la justice du royaume d'Albert mais la procédure n'avance pas en raison, selon M. Mbutu Mondondo, du symbole national qu'est Tintin chez les Belges.
En conséquent, il envisage de lancer une procédure en France (en faisant appel à l'aide de Super Maître Collard) afin d'interdire à la vente les pérégrinations du petit reporter au Congo Belge. Car cet album serait raciste et xénophobe.
Soit, on ne peut pas dire que Tintin au Congo brille par son haut degré de tolérance, par sa vision progressiste, par son message d'égalité universelle. Mais de là à l'interdire...
En 2007, le Conseil représentatif des associations noires de
France (le CRAN) avait déjà demandé aux éditions Casterman de retirer de la vente l'oeuvre d'Hergé, sans succès.
Il y a donc peu de chance que cette nouvelle procédure aboutisse....
Pour rappel, Tintin au Congo fut édité dans sa première version en 1931 avant d'être colorisé et légérement édulcoré en 1946.
Donc à une époque où la vision du Monde était bien différente, à une époque où les empires coloniaux européens dominaient encore la majeure partie du globe et l'Afrique en particulier.
Tintin au Congo ne fait que refléter la vision d'une époque. Censurer cet album serait surtout une manière de nier cette vision ou du moins de la faire oublier, est-ce le meilleur service à rendre à la lutte contre le racisme ? certainement pas. Au contraire, il faudrait s'en servir afin de rappeler l'image que l'homme blanc avait sur l'homme noir à une époque.
Ce n'est pas la lecture de ce Tintin qui jettera un enfant dans les bras du racisme et de la xénophobie mais l'éducation qu'il recevra de ses parents, de l'Ecole, de la Société....
Et dans ce cas, nombreuses seraient les oeuvres à censurer que ce soit d'autres bandes dessinées, livres, films, peintures, etc.... Afin d'arriver dans un monde aseptisé, niant son passé....
Mais c'est aussi l'occasion d'apprendre que si la Belgique et, certainement, la France s'opposent à cette censure, ce n'est pas le cas de tous les pays....
Les Etats Unis ont interdit l'accès libre à Tintin au Congo, le plaçant aux côtés de Mein Kampf dans les rayonnages réservés aux chercheurs....
Hitler, Hergé, même combat ? on peut tout de même en douter fortement....
16 août 2009
Il était une fois... Woodstock
Les médias ont célébré les 40ans de Woodstock... Ce rassemblement dans une bourgade états-unienne en 1969 a été, si on en croit les journalistes et autres spécialistes de l'événement, le symbole d'un tournant dans l'histoire contemporaine d'outre-atlantique mais aussi, soyons fous, du monde entier (enfin quand on parle du monde entier, on parle bien sûr de l'occident parce qu'en 69, y avait encore ces méchants de l'Est en autres...). Soit, pourquoi pas....
C'était la fin de cette société individualiste, matérialiste et va-t-en-guerre qui régnait jusqu'alors, accumulant les discriminations et les guerres....
Ah ils étaient beaux ces jeunes gens de Woodstock prônant l'amour, la solidarité, la paix etc....
40ans plus tard, ceux qui se baladaient à poils dans la boue ont vieilli, ils ont quitté le monde peace and love pour celui du travail, ils sont rentrés dans le rang, occupant la place de leurs ainés qu'ils dénoncés avec tant de véhémence....
Et le bilan est loin d'être glorieux... Les idéaux sont restés à Woodstock. Une fois le pouvoir obtenu, cette génération a pissé sur les belles paroles hippies afin de reproduire le modèle en place...
L'Occident s'est offerte comme une pute au libéralisme sauvage. Le colonialisme version grand-papa a pris fin mais fut remplacé par une autre forme de contrôle des pays les plus pauvres tout aussi pervers voire pire. Les guerres dénoncées se sont poursuivies souvent au nom d'idéaux démocratiques contre des tyrans et gouvernements qui étaient peu de temps auparavant de grands amis et partenaires (Irak, Afghanistan pour les plus récents). Les systèmes sociaux qui devaient assurés un minimum d'équité au sein des populations furent enterrés les un après les autres, l'écart entre plus riches et plus pauvres ne cesse de se creuser. Les beaux projets comme celui de l'Union Européenne ont été massacrés....
Mais de ce bilan, aucune évocation dans les médias. Non, ils préférent célébrer une certaine image de Woodstock, celle offerte à l'époque, la belle, la respectable. On nous parle des concerts, des messages, des idéaux, on nous rapporte le témoignage de participants partageant leurs souvenirs... Rien sur le devenir de cette géneration et sur leurs combats, leurs promesses.... Parce que il n'y aurait rien de glorieux...
Alors, je me dis que, moi, né en 1981, je m'en fous de Woostock et que cet "événement" me fait surtout pensé à un énorme foutage de gueule de toute une génération, celle qui gouverne le monde depuis un p'tit moment déjà et qui a célébrée, il y a vingt ans, l'échec du communisme.... De quoi se demander qui étaient vraiment les "méchants"...
18 juillet 2009
le Blanc-Nez, un jour de Juillet
09 juillet 2009
Au stade de l'individualisme
Aujourd'hui, le tribunal administratif de Lille a décidé d'annuler le permis de construire du stade Nungesser à Valenciennes suite au recours de l'association Citoyen de Nungesser en raison d'une étude d'impact qui aurait été trop légère...
Il y a quelques années, une association de Lille avait eu la peau du projet de reconstruction du stade Grimonprez-Jooris sur son site près de la Citadelle. Ces dernières semaines, Strasbourg et St Etienne ont du également revoir leurs ambitions à la baisse pour la reconstruction de leurs stades. Lille qui a, depuis, fait un choix très ambitieux de construction d'un grand stade qui serait unique en Europe voit encore une fois son choix contesté. Cette fois-ci le stade n'est pas en zone d'habitation donc on l'attaque sur des aspects écologiques, de circulation, ou en raison de son coût... Et les élus Verts de la métropole, se pensant, renforcés par les élections européennes redonnent de la voix et contestent également le Grand Stade.
A Valenciennes, le schéma est identique. Citoyen de Nungesser regroupe des habitants du quartier, ils contestent la construction du nouveau stade afin de préserver leur tranquillité en remettant en cause la procédure.
La stupidité de la situation est que le nouveau stade sera construit à 200m de l'ancien donc pas plus de nuisances qu'auparavant. De plus, on parle du stade de Valenciennes, ce n'est pas non plus un stade immense, peuplé de supporters à la parisienne ou à la marseillaise. Enfin, ce stade, au contraire de celui de Lille par exemple, n'a vocation d'accueillir que les matchs du VAFC donc un match tous les 15 jours pendant 9 mois de l'année, soit en comptant les matchs de coupes, une vingtaine de rencontres ce n'est pas non plus la cohue tous les jours.... Et situation encore plus grotestesque à Valenciennes puisque la construction a commencé il y a déjà plusieurs mois, certaines tribunes sont déjà dressées. En conséquent les travaux sont suspendus. Deux solutions : le tribunal revient sur sa décision et les travaux reprennent avec du retard (de quelques semaines à plusieurs mois), soit la construction du stade est annulée et là, ce sont plusieurs millions d'euros qui seront perdus sans oublier ses tribunes non terminées se dressant dans le vide....
Mais voilà, nous vivons dans une société dans laquelle de plus en plus de personnes ne vivent que pour leurs intérêts : ils n'aiment pas le foot donc il ne faut pas construire de stade. Peu importe qu'une équipe participe à la notoriété d'une ville (qui connaîtrait Guingamp ou Auxerre sans le foot ?) mais aussi qu'elle est un atout économique... Il ne faut plus d'ambition afin de préserver la tranquillité de certains, l'individualisme passe désormais avant l'intérêt commun...
Même chose pour le projet de stade à Lille, il est reconnu par tous comme étant un projet fantastique, qu'il sera l'un des plus beaux stades d'Europe, qu'il sera pluri-disciplinaire permettant d'accueillir un très grand nombre de manifestation, mais certains râleurs n'en veulent pas. Ils rêvent d'une métropole tranquille, sans aucune ambition, endormie.... Pour eux, pas de grand stade, pas d'aéroport, pas de métro, pas de grands musées, pas de tours, pas de centres commerciaux, rien si ce n'est eux et leur égoïsme....
05 juillet 2009
"Parce que je le vaux bien"
Certains dénonceront l'arrogance de Cristiano Ronaldo qui a déclaré que les 94 millions d'euros dépensés par le Real de Madrid pour le faire venir de Manchester United était un chiffre juste, que les grands footballeurs coûtent chers et qu'il faut y mettre le prix et qu'il était heureux d'être le transfert le plus cher de l'histoire....
On le sait, le natif de Madère est tout sauf modeste (qui a dit c'est normal c'est un jeune portugais plein de fric ! même si ce n'est pas faux...). Mais pourquoi le serait-il ? Depuis qu'il a quitté son île pour rejoindre Lisbonne et le Sporting, on lui explique qu'il est l'un, si ce n'est le meilleur joueur de sa génération. Les plus grands clubs européens l'ont désirés, Manchester United l'a eu et lui a permis de devenir le meilleur joueur européen et mondial, récompensé du Ballon d'Or en 2008. Et les 94 millions du Real Madrid ne viennent que confirmer ce statut.
Il est adulé, les Portugais le vénèrent. C'est un excellent footballeur et un très bon "produit publicitaire".
Tout semble lui sourire, une carrière au top, de la chance même lorsqu'il se plante avec sa ferrari, il vient de lancer sa marque de vêtement au Portugal, un salaire qui devrait approcher les 10 millions d'euros par an sans compter les revenus publicitaires....
Alors oui, il est certainement arrogant mais il ne fait de mal à personne et fait rêver des milliers de gosses.
Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro n'est qu'un gamin de 24ans à qui on ne cesse de dire qu'il est LE meilleur.
Ce qui est plus critiquable est la politique du Real Madrid qui en quelques jours a dépensé près de 150 millions d'euros pour l'achat de 3 joueurs : Ronaldo, Kaka et Benzema. Sans oublier l'achat de Ribery qu'il espère encore réaliser et qui, si il se fait, devrait aussi atteindre des sommets.
Objectif : le retour des Galactiques comme à l'époque où étaient Madrilènes : Zidane, Beckham, Robinho, Owen, etc... Florentino Perez, président des merengues, pense plus marketing que sport....
Mais voilà, pas de DNCG, une possibilité de s'endetter autant que désiré et d'acheter les joueurs qu'ils souhaitent sans se soucier de quotas de nationalités ou de jeunes formés au sein du club....
Platini, big boss de l'UEFA, critique mais ne peut rien faire sans l'accord de l'Europe....
Système inéquitable qui favorise certaines nations plus libérales aux dépends d'autres dont la France en particulier...
A quand une législation européenne plus stricte dans un soucis d'équité ?
Et pendant ce temps, le LOSC achète Mickaël Landreau au PSG pour 1,6 millions qui se blesse 5 jours après son arrivé et est indisponible durant 6mois... mais bon, ça reste une bonne recrue, j'en suis convaincu...
24 juin 2009
Fillon, épisode IV
L'épisode IV du Gouvernement Fillon est arrivé sans que celui-ci ait eu son mot à dire, semble-t-il. Sarkozy se réservant le rôle de sélectionneur suprême. Que dire si ce n'est qu'il n'y pas eu de révolution au palais. Le remaniement est plus important que prévu mais en raison d'un jeu de chaise musicale, d'un casting à respecter. Une pseudo poursuite de l'ouverture mais surtout un repli sur les fidèles du chef de l'Etat. Des heureux, des déçus. La politique catastrophique pour la France devrait se poursuivre dans la bonne humeur.
Il y a ceux qui restent : l'obéissant Bernard Kouchner aux affaires étrangères, Patrick Devedjan le ministre de la relance invisible (tant la relance que lui), Eric Besson à l'immigration qui fait encore mieux dans la répression que Hortefeux, Valérie Pécresse qui accumule les grèves et blocages d'universités, Fadela Amara qui est l'un des symboles de l'ouverture et de la diversité et qui a accepté un plan banlieue au rabais, Jean-Louis Borloo se retrouve bloqué à l'Ecologie, Nadine Morano garde la Famille et la Solidarité ce qui va faire hurler Christine Boutin....
Il y a ceux qui partent : Michel Barnier et Rachida Dati sont envoyés à Strasbourg avec plus ou moins d'enthousiasme, Christine Albanel et Roger Karoutchi payent pour Hadopi, la Guadeloupe a été fatale à Yves Jego, Bernard Laporte paye son inaction. L'ex-UDF, André Santini disparait tout comme son secrétariat d'Etat à la Fonction Publique tout un symbole des volontés sarkozyiennes. Enfin, Christine Boutin disparaît du gouvernement alors qu'elle esperait la Prison et avait tout tenté pour garder un poste.
Il y a ceux qui profitent du mercato : Michèle Alliot-Marie voulait rester à l'Interieur mais elle remplacera Dati à la Justice au final, profitant de son statut d'invirable malgré l'hostilité du Président, Brice Hortefeux retrouve ses premiers amours après des vacances aux affaires sociales, il arrive à l'Interieur où il pourra poursuivre sa chasse commencée à l'Immigration. Xavier Darcos fête son départ de l'Education Nationale en annonçant 16000 nouvelles suppressions de postes avant de rejoindre le ministère du .... Travail et des Affaires Sociales. Rama Yade qui ne pouvait pas être virée est tout de même punie, elle passe des Droits de l'Homme aux Sports. Kouchner a eu sa peau ainsi que celle de son secrétariat d'Etat. Valérie Letard quitte la Solidarité pour le Développement durable en complément de Chantal Jouanno confirmée à l'Ecologie. Jean-Marie Bockel peut désormais sortir du placard des Anciens Combattants où il avait été envoyé après avoir critiqué le président Bongo pour prendre la direction d'un secrétariat d'Etat à la Justice dont l'objectif n'est pas encore défini...
Enfin il y a les petits nouveaux : la plus belle prise, en apparence, est la nomination de Fréderic Mitterand qu'ils ont tenté de faire passer pour un symbole de l'ouverture mais le neveu de François n'a jamais été un homme de Gauche, il devra gérer Hadopi le retour du retour. Michel Mercier a l'aménagement du territoire, le MODEM le perd sans surprise. Christian Estrosi avait promi d'abandonner toute responsabilité nationale s'il était élu maire de Nice, il a été élu mais a oublié sa promesse. Promesse oubliée également pour Nora Berra qui s'était engagée à siéger au Parlement Européen où elle vient d'être élue mais qui préfère le secrétariat d'Etat en charge des Aînés. Marie-Luce Penchard obtient l'Outre-mer bénéficiant de son statut de conseillère de Sarkozy et de ses origines gaudeloupéennes. Enfin Pierre Lellouche arrive aux Affaires Européennes, nomination inquiétante car l'homme est avant tout un Atlantiste convaincu, favorable à la guerre en Irak. Et surtout, il est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Paradoxale alors que Sarkozy affirmait encore son opposition à cette entrée il y a peu, il nomme Lellouche aux Affaires Européennes...
En attendant, certainement, un nouveau remaniement au lendemain des régionales en 2010.
Mais, in fine, le seul qui gouverne, c'est Sarkozy....
17 juin 2009
Retour au Portugal
Presque un an après mon retour d'Erasmus à Lisbonne, je suis ou plutôt nous sommes retournés au Portugal. Même si des étapes à Lisbonne et à Coimbra étaient obligatoires pour avoir vécu dans ces deux villes, ces quinze jours furent surtout l'occasion de découvrir un peu plus le nord du pays qui m'était peu voire pas connu.
Povoa de Varzim a tenu le rôle de point de "chute" durant ce petit périple qui nous amené à Porto (bien évidemment), Braga, Guimarães, Viana do Castelo, Bom Jesus do Monte, Sameiro, São Bento da Porta Aberta, ainsi qu'une "excursion" en Espagne à St Jacques de Compostelle...
Un Portugal plus vert, couvert de forêts de pins et d'eucalyptus, plus montagneux, riche de villes et de sîtes historiques, berceau du pays.
Quinze jours qui furent plus qu'agréables, confirmant une passion pour le Portugal qui a vu le jour en 2001. Pays que je découvre progressivement et qui ne cesse de me surprendre, de m'éblouir. L'unique déception fut d'en partir.
Il m'est impossible de conseiller une ville plus qu'une autre tant ils méritent tous, à mes yeux, le détour. Des métropoles que sont Lisbonne et Porto, au panorama de São Bento, du surprenant Bom Jesus à la balnéaire Povoa de Varzim, du religieux Sameiro à la médievale Guimarães....
A défaut, je conseille trois lieux de restauration : un à Lisbonne et deux à Povoa de Varzim.
A Lisbonne : une confirmation. Le restaurant Rio Coura - rua Augusto Rosa, idéalement
situé entre la Sé (la cathédrale) et le château, sur la très touristique ligne 28 du tramway.
A Povoa de Varzim, un restaurant : Firmino - rua Antonio Graça, une cuisine simple et traditionnelle mais offrant un excellent rapport qualité/prix et petit signe de qualité, il est fréquenté par une multitude de p'tits vieux portugais.
Enfin un café/pastelaria : o Berlin - avenida dos banhos. Un style beaucoup plus contemporain au son de MTV mais avec une vue sur la plage et un choix important de pâtisseries portugaises et un accueil très chaleureux ;).... Ah Rui e Alface.... Que de souvenirs....
15 juin 2009
Ca ressemble à une très mauvaise blague...
La blague pourrait s'appelait, pour reprendre Jean-François Kahn dans le Marianne de cette semaine, Comment archi-perdre des élections archi-gagnables ?
Je terminais le post du 27 mai par exprimer l'espoir, un peu fou certainement, d'une dynamique socialiste dans la dernière ligne droite de ces Européennes, d'une victoire inespérée du PSE, du rêve d'un sursaut citoyen européen contre ceux qui sont à l'origine de cette Europe toujours plus libérale et qui souffre de la crise....
Mais voilà, l'Europe creuse, forcée par on ne sait qu'elle puissance, sa tombe alors que la nuit qui l'entoure est de plus en plus sombre et chaque fois qu'une lueur, ô une petite lueur apparaît au loin, elle tend le bras en sa direction, fait un pas hésitant mais fini par se prendre un grand coup de pelle dans la gueule lui rappelant qu'elle est condamnée à s'enfoncer dans l'obscurité.... Pauvre Europe, tes pères fondateurs doivent bien pleurer en voyant ce que tu es devenu....
Le verdict du 7 juin est dur, difficilement compréhensible mais est sans appel... Le PPE confirme sa domination sur le Parlement Européen alors qu'il symbolise ce libéralisme à l'origine de la crise. Le PSE est affaibli confortant Barroso à la tête de la Comission, renvoyant Rasmussen sur la touche en faveur du très peu charismatique, libéral et très maléable Portugais. Les écologistes et les libéraux progressent mais restent des seconds rôles dans un Parlement voué au bi-partisme. Et puis, beaucoup plus inquiétant, il y a cette montée ou plutôt la confirmation de la progression des nationalistes, souverainistes et autres extrême-droites (FN, FPÖ ou Vlaams Belang ne sont plus seuls, bien accompagnés de leurs camarades anglais, hongrois, slovaques, roumains, italiens, etc....). Mais encore une fois, le grand vainqueur est l'abstention, majoritaire dans quasiment tous les pays où le vote n'est pas obligatoire. Symbole d'une résignation ou bien pire d'une indifférence ?
Et la France n'échappe pas à cette tendance. L'UMP crie victoire alors qu'elle n'obtient que 28% des suffrages contre 72% d'électeurs votant pour des listes s'opposant à Sarkozy et alors que seulement 40% des électeurs se sont déplacés. Ce n'est pas vraiment un plébiscite de la politique élyséenne quoi qu'en disent les p'tits soldats de Nicolas. Les Le Pen et de Villiers obtiennent des scores relativement faibles, du moins qui n'ont plus le lustres des élections d'antan, mais ça ne signifie pas que leurs idées sont moins approuvées, juste qu'elles sont plus "respectables" lorsqu'elles émanent de membres de la majorité présidentielle. Quoi qu'il en dise, Besancenot subit une défaite en obtenant aucun élu et des scores décevants. La lune de miel se termine-t-elle ? Où est-ce juste un retour de bâton après avoir trop longtemps dénoncé les logiques d'appareils des autres alors même que la création du NPA en est un bel exemple ? L'union PC/PG a fonctionné mais est-ce l'avenir de la gauche de la gauche ? L'avenir nous le dira....
Le PS et le MODEM ont payé très cher leurs campagnes trop brouillon, axées uniquement sur l'anti sarkozysme, ratant le coche du renouvellement...
Quelle déception pour le PS alors qu'il semblait avoir toutes les armes entre ses mains pour l'emporter mais qui au contraire subit une cuisante défaite. Non, Martine Aubry n'est pas la seule coupable, bien au contraire, la faute est collective. Résultant de mauvais choix et d'un héritage dont il est impossible de se défaire en quelques mois. Et on peut encore regretter que les premiers à se jeter sur l'agonisant soient des membres de sa propre famille. Quand Valls ou Lang vont-ils comprendrent qu'ils jouent le jeu de la Droite ?
Le PS doit se consacrer à ce qu'il semble être une interminable reconstruction mais pas facile quand on ne cesse d'ébranler les échafaudages....
Ah mais le grand vainqueur proclamé est Daniel Cohn-Bendit, lui plutôt que Europe Ecologie.... Faisant jeu égal avec le PS. Mais ne nous leurrons pas, ce résultat est plus le fruit d'une campagne bien menée sur un thème, l'Europe, qui est un point fort d'un parti à la pointe de l'organisation à l'échelle européenne. Ils ont été les seuls à parler d'Europe. Ont réussi à mettre en sourdine les luttes internes entre les innombrables courants. Qu'en sera-t-il dans quelques mois ? Ce semblant de renouveau, de statut de force émergente repose sur Cohn-Bendit, mais voilà, les Verts ne supportent pas d'avoir de leaders trop charismatiques. Et ne réussissent jamais à confirmer un bon résultat. Alors pourquoi le feraient-ils cette fois ?
Quel bilan ? Le libéralisme l'emporte contre toutes attentes dans l'Union et en France. France qui semble avoir en quelques mois fait le deuil du Modèle particulier et unique qu'elle incarnait. Les forces de Gauche se prennent une claque, la Droite l'emporte mais qu'en apparence. Car l'abstention incarne surtout la défaite de l'Europe, de ses citoyens et de ceux qui révèrent au lendemain de la 2nde Guerre....
La nuit va être longue...
27 mai 2009
Aujourd'hui : je me demande pourquoi voter le 7 juin
Si on écoute les médias, les élections des députés français au Parlement Européen le 7 juin prochain sont déjà jouées... L'abstention sera très importante. Quel suspens, va-t-on battre les précédents taux d'abstention ? L'UMP va l'emporter, le PS sauvera à peine les meubles face à Bayrou et on félicitera les Mélenchon et autre Besancenot de leurs scores, Cohn Bendit fera le spectacle comme d'habitude et on entendra, encore une fois, que le FN est mort.... Alors pourquoi voter ?
Il est clair que les médias ne favorise pas la mobilisation mais les politiques ne sont mieux à ce petit jeu.
Dire sans cesse que le taux d'abstention sera important parce que les Français ne s'intéressent pas à l'Europe est faux. Oui, le taux de participation est faible et il l'est de plus en plus mais est-ce sans raisons ? Mises à part les quelques semaines qui précédent le scrutin, entend-on parler du Parlement, des députés, des décisions prises, de leurs pouvoirs, etc.... Non. Ah on se donne bonne conscience en faisant des émissions et autres pages spéciales pseudo-pédagogiques à l'approche des élections mais ce n'est pas comme cela que l'on mobilise. L'Europe et ses institutions se sont, au fur et à mesure, déconnectées d'avec les citoyens européens. Et ce n'est pas arrivé par magie, c'est la faute des médias mais aussi et surtout des politiciens et partis... Combien de silences et accusations faciles ont ruiné les quelques tentatives de convaincre du rôle essentiel du Parlement Européen ? Comment faire le poids devant le fameux "c'est la faute de Bruxelles" ?
L'Europe peut mobiliser ; pour souvenir le référendum du traité constitutionnel.
Mais voilà, encore une raison de démotiver : ce fameux traité rejeté par une majorité indiscutable de Français et qui est reproduit presque à l'identique dans le traité de Lisbonne défendu par Sarkozy et adopté par le Parlement français. N'est-ce pas ce foutre des Français ?
Puis il y a l'épisode Yade/Dati : la première qui refuse d'aller à Strasbourg préférant une responsabilité nationale afin de rester sur "scène", pourquoi pas... La seconde obligée d'y aller car trop contestée à la Chancellerie et ne pouvant pas être jetée comme une malpropre. Donc c'est direction l'Europe comme placard doré et sa non-implication, son manque de sérieux et de motivation sont flagrants...
Et que dire de tous ces députés élus ne siégeant pas ou qui démissionnent à la moindre occasion de revenir au pays ? Quel message nous font-ils passer ?
Ce qui semble être une mauvaise blague : le découpage en pseudo-circonscriptions-grandes-régions-qui-ne-correspondent-à-rien. Un retour à une unique circonscription semble être plus que souhaitable pour rendre plus lisible l'élection mais aussi pour en faire un enjeu national.
Enfin les fameux sondages dont les médias et que l'UMP aiment tant. On clame partout que l'UMP va l'emporter. Sarkozy qui est tellement contesté par ces dangereux gauchistes va recevoir le soutien des Français, il semblerait sauf si on fait un peu plus attention aux fameux sondages... Oui l'UMP est en tête mais avec 28% en moyenne, est-ce une majorité ? Si c'est le cas, j'ai du rater des cours de math... Sachant que aucun autre parti ne soutient Sarkozy, cela veut dire 28% contre 72% d'opposition !!! Là, je suis d'accord, il y a une majorité indiscutable mais elle n'est plus en faveur de l'Elysée. Et puis ce sont des sondages nationaux qui ne correspondent pas au scrutin par grandes régions... Donc quelle valeur leurs donner ?
Et malheureusement, tous les partis sont coupable de se désamour. L'UMP nous explique clairement que nous, citoyens, n'avons aucun poids. Que le Parlement est une punition pour ses membres. Nous ment sur l'Europe qu'ils souhaitent. Tente de nous refaire le coup de la Turquie en oubliant de préciser que Chirac avait inscrit dans la Constitution que chaque nouvelle adhésion devait faire l'objet d'un référendum mais que Sarkozy, peu de temps après avoir été élu, a apporté une modification en permettant au Parlement français de se prononcer sur la question, évitant ainsi le référendum... Le MODEM a renoncé à ses campagnes pro-européennes qui faisait la force de Bayrou lors de ce scrutin. Les Verts font des propositions intéressantes mais sont peu audibles. Les eurosceptiques et europhobes (Besancenot, Mélenchon, De Villiers, Le Pen & Co) foisonnent... Et le PS a du mal à faire LA campagne parfaite. Trop d'hésitations, un peu trop de flou.... Alors qu'ils dénoncent cette Europe que nous ne voulons plus, cette Europe a minima voulue par Barroso, Sarkozy et autres ultras-libéraux. Cette Europe commerciale, déréglementée, refusant toute Europe sociale...
Espérons que Martine Aubry et l'ensemble du PS arrivent à créer une véritable dynamique au cours des quelques jours qui nous séparent du vote du 7 juin. Une victoire du PS et du PSE ne serait pas synonyme d'une révolution à Bruxelles et Strasbourg mais permettrait, du moins, d'avancer vers une Europe sociale dont nous avons besoin. Et puis pourquoi ne pas rêver un peu, permettrait peut être de commencer à construire un capitalisme alternatif à celui qui fut tant décrier au pic de la crise mais que la grippe A a fait oublier... La route est encore longue mais nous pouvons y arriver en avançant pas à pas et en se donnant toutes les chances... Et il semblerait que la meilleure des chance d'atteindre cet objectif est de voter massivement et ce en faveur du PSE...
26 mai 2009
Ce qu'il en est du Parlement Européen
10 mai 2009
Aujourd'hui : je me réjouis de voir le modèle français reconnu
C'est la petite sensation de la semaine qui est relayé par beaucoup de médias sans pour autant que cela ait le retentissement mérité. Le très très libéral journal britannique The Economist fait sa Une avec un Sarkozy dominant Merkel et Brown... Objectif : expliquer ou plutôt reconnaître que le modèle français est certainement l'un des meilleurs remparts pour résister face à la crise. The Economist confesse qu'il a fait partie de ceux qui considéraient que le modèle de l'Europe continentale poussé à l'extrême par la France était « sclérosé », « trop dominé par l'Etat », et que le salut résidait dans « une dose de réformes libérales à l'anglo-saxonne »… Mais il est contraint de reconnaître que le rôle de l'Etat, le système de protection sociale français, et les résidus de colbertisme permettaient aujourd'hui à la France de s'en tirer mieux que les autres pays industrialisés face à la récession....
The Economist souligne à quel point aujourd'hui le « modèle français » influence Washington et Londres, alors que la faillite de fleurons bancaires et industriels oblige les Etats à intervenir, alors que la régulation est revenue au goût du jour, alors, enfin, que des millions d'individus qui perdent leur emploi dans les pays industrialisés s'en sortent mieux dans les pays à forte protection sociale que dans ceux qui ont libéralisé sauvagemet suivant un dogme libéral anglo-saxon.
Le paradoxe est que cette très tardive reconnaissance intervient alors même que ce fameux modèle français est en péril, face aux attaques de Sarkozy qui, quant à lui, courent éperdument après le système anglo-saxon... Car ce Sarkozy qui, dans les réunions internationales, se fait le représentant de ce modèle, le héraut de la régulation des marchés, de l'encadrement du capitalisme libéral est ce même Sarkozy qui durant sa campagne présidentielle nous expliquait que le modèle français était mort, était un frein à la croissance et que nous devions nous convertir au modèle britannique et états-uniens.... C'est lui qui voulait créer un système de subprimes à la française, ah les Français devaient s'endetter comme outre-atlantique. C'est par là qu'allait passer le chemin de la croissance pour tous.... On connaît maintenant le résultat de ce modèle....
La chance de Sarkozy est de ne pas avoir eu le temps de mettre en place toutes ses réformes, la crise est arrivée sauvant en partie le modèle français mais pour combien de temps.... Car parions que pour lui, ce n'est que partie remise. Et ces réformes de la Santé, de l'Hôpital, de l'Université ne font que confirmer cette soumission au libéralisme le plus dérèglementé. Son modèle reste l'Amérique de Bush, celle qui exclue, qui donne qu'aux riches.... Putain, encore 3 ans....
09 mai 2009
Attention Cult-ure !!!
Ah comme je le disais dans un précèdent article, pour moi, l'Eurovision c'est culte... Même si ce n'est plus comme avant, que la plupart des pays chantent en anglais, que beaucoup de chansons se ressemblent, qu'il y a de plus en plus de plus de minets et de blondasses plantureuses... Mais que voulez-vous ça reste culte !!! Et c'est donc avec excitation (enfin faut pas exagérer non plus) que j'ai découvert les différents candidats....
Après une très longue période de réflexion, je suis en mesure de vous donner mon vote (je sais je n'ai vraiment rien d'autre à faire ! en fait, j'ai du boulot mais ça c'est plus drôle). Comme vous trépignez d'impatience, je vais vous dévoiler mon vote : (retrouvez les vidéos en cliquant sur les noms de pays)
Je reprends le système des points :
1 pt : France (Patricia Kaas ce n'est pas trop mal mais pas de quoi non plus en perdre la raison mais bon peut être que cette année la France fera mieux que lors des dernières éditions)
2 pts : Turquie (une Shakira des rives du Bosphore très boum boum pouf pouf, tout ce que j'aime)
3 pts : Bosnie Herzégovine (une jolie petite balade qui doit raconter de belles choses que je ne comprends pas car ne parlant pas bosniaque couramment)
4 pts : Ukraine (une autre Shakira mais j'ai surtout été séduit par le clip ce qui explique les 4 points)
5 pts : Grèce (pour le côté "je suis un 2B3 tout seul qui revient au pays de l'eurodance qui est de la merde musicalement mais toujours efficace)
6 pts : Suisse (le son plus rock d'un ersatz de Kurt Kobain helvète propre sur lui et converti au rock commercial)
7 pts : Islande (très loin de Björk mais elle a une voix sympa, une chanson assez bien calibrée pour l'internationale genre on aime tous avant d'oublier)
8 pts : Norvège (un beau petit minet qui chante un truc vaguement folklo-commercialo-calibré avec son violon et des danseurs acrobates derrière lui, tout ce qui marche à l'Eurovision, un concurrent sérieux ?)
10 pts : Portugal (parce que c'est le Portugal, c'est tout sauf une Shakira, ce n'est pas de l'eurodance, ce n'est pas en anglais mais en portugais - ça n'a aucune chance mais moi j'aime)
12 pts : Hongrie (parce que c'est la Hongrie et que je suis totalement partial dans l'histoire et je vous laisse regarder le clip pour comprendre certaines choses....)
Enfin, comme je ne suis pas le seul votant, je pense que les candidats les plus sérieux sont l'Islande et la Norvège... Résultats samedi 16 mai sur France 3.... Et si vous voulez entendre les autres : site officiel de l'Eurovision






































