MYKHA

LASSAN INDULOK EL ES MOSOLYOGVA ERKEZEM . . .

24 juin 2009

Fillon, épisode IV

L'épisode IV du Gouvernement Fillon est arrivé sans que celui-ci ait eu son mot à dire, semble-t-il. Sarkozy se réservant le rôle de sélectionneur suprême. Que dire si ce n'est qu'il n'y pas eu de révolution au palais. Le remaniement est plus important que prévu mais en raison d'un jeu de chaise musicale, d'un casting à respecter. Une pseudo poursuite de l'ouverture mais surtout un repli sur les fidèles du chef de l'Etat. Des heureux, des déçus. La politique catastrophique pour la France devrait se poursuivre dans la bonne humeur.

Il y a ceux qui restent : l'obéissant Bernard Kouchner aux affaires étrangères, Patrick Devedjan le ministre de la relance invisible (tant la relance que lui), Eric Besson à l'immigration qui fait encore mieux dans la répression que Hortefeux, Valérie Pécresse qui accumule les grèves et blocages d'universités, Fadela Amara qui est l'un des symboles de l'ouverture et de la diversité et qui a accepté un plan banlieue au rabais, Jean-Louis Borloo se retrouve bloqué à l'Ecologie, Nadine Morano garde la Famille et la Solidarité ce qui va faire hurler Christine Boutin....

Il y a ceux qui partent : Michel Barnier et Rachida Dati sont envoyés à Strasbourg avec plus ou moins d'enthousiasme, Christine Albanel et Roger Karoutchi payent pour Hadopi, la Guadeloupe a été fatale à Yves Jego, Bernard Laporte paye son inaction. L'ex-UDF, André Santini disparait tout comme son secrétariat d'Etat à la Fonction Publique tout un symbole des volontés sarkozyiennes. Enfin, Christine Boutin disparaît du gouvernement alors qu'elle esperait la Prison et avait tout tenté pour garder un poste.

Il y a ceux qui profitent du mercato : Michèle Alliot-Marie voulait rester à l'Interieur mais elle remplacera Dati à la Justice au final, profitant de son statut d'invirable malgré l'hostilité du Président, Brice Hortefeux retrouve ses premiers amours après des vacances aux affaires sociales, il arrive à l'Interieur où il pourra poursuivre sa chasse commencée à l'Immigration. Xavier Darcos fête son départ de l'Education Nationale en annonçant 16000 nouvelles suppressions de postes avant de rejoindre le ministère du .... Travail et des Affaires Sociales. Rama Yade qui ne pouvait pas être virée est tout de même punie, elle passe des Droits de l'Homme aux Sports. Kouchner a eu sa peau ainsi que celle de son secrétariat d'Etat. Valérie Letard quitte la Solidarité pour le Développement durable en complément de Chantal Jouanno confirmée à l'Ecologie. Jean-Marie Bockel peut désormais sortir du placard des Anciens Combattants où il avait été envoyé après avoir critiqué le président Bongo pour prendre la direction d'un secrétariat d'Etat à la Justice dont l'objectif n'est pas encore défini...

Enfin il y a les petits nouveaux : la plus belle prise, en apparence, est la nomination de Fréderic Mitterand qu'ils ont tenté de faire passer pour un symbole de l'ouverture mais le neveu de François n'a jamais été un homme de Gauche, il devra gérer Hadopi le retour du retour. Michel Mercier a l'aménagement du territoire, le MODEM le perd sans surprise. Christian Estrosi avait promi d'abandonner toute responsabilité nationale s'il était élu maire de Nice, il a été élu mais a oublié sa promesse. Promesse oubliée également pour Nora Berra qui s'était engagée à siéger au Parlement Européen où elle vient d'être élue mais qui préfère le secrétariat d'Etat en charge des Aînés. Marie-Luce Penchard obtient l'Outre-mer bénéficiant de son statut de conseillère de Sarkozy et de ses origines gaudeloupéennes. Enfin Pierre Lellouche arrive aux Affaires Européennes, nomination inquiétante car l'homme est avant tout un Atlantiste convaincu, favorable à la guerre en Irak. Et surtout, il est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Paradoxale alors que Sarkozy affirmait encore son opposition à cette entrée il y a peu, il nomme Lellouche aux Affaires Européennes...

En attendant, certainement, un nouveau remaniement au lendemain des régionales en 2010.
Mais, in fine, le seul qui gouverne, c'est Sarkozy....

GOUV_FILLON_4



17 juin 2009

Retour au Portugal

Bel_m__4_Presque un an après mon retour d'Erasmus à Lisbonne, je suis ou plutôt nous sommes retournés au Portugal. Même si des étapes à Lisbonne et à Coimbra étaient obligatoires pour avoir vécu dans ces deux villes, ces quinze jours furent surtout l'occasion de découvrir un peu plus le nord du pays qui m'était peu voire pas connu.
Povoa de Varzim a tenu le rôle de point de "chute" durant ce petit périple qui nous amené à Porto (bien évidemment), Braga, Guimarães, Viana do Castelo, Bom Jesus do Monte, Sameiro, São Bento da Porta Aberta, ainsi qu'une "excursion" en Espagne à St Jacques de Compostelle...
Un Portugal plus vert, couvert de forêts de pins et d'eucalyptus, plus montagneux, riche de villes et de sîtes historiques, berceau du pays.
Oceanorio__97_Quinze jours qui furent plus qu'agréables, confirmant une passion pour le Portugal qui a vu le jour en 2001. Pays que je découvre progressivement et qui ne cesse de me surprendre, de m'éblouir. L'unique déception fut d'en partir.
Il m'est impossible de conseiller une ville plus qu'une autre tant ils méritent tous, à mes yeux, le détour. Des métropoles que sont Lisbonne et Porto, au panorama de São Bento, du surprenant Bom Jesus à la balnéaire Povoa de Varzim, du religieux Sameiro à la médievale Guimarães....
A défaut, je conseille trois lieux de restauration : un à Lisbonne et deux à Povoa de Varzim.
A Lisbonne : une confirmation. Le restaurant Rio Coura - rua Augusto Rosa, idéalement Coimbra__33_situé entre la Sé (la cathédrale) et le château, sur la très touristique ligne 28 du tramway.
A Povoa de Varzim, un restaurant : Firmino - rua Antonio Graça, une cuisine simple et traditionnelle mais offrant un excellent rapport qualité/prix et petit signe de qualité, il est fréquenté par une multitude de p'tits vieux portugais.
Enfin un café/pastelaria : o Berlin - avenida dos banhos. Un style beaucoup plus contemporain au son de MTV mais avec une vue sur la plage et un choix important de pâtisseries portugaises et un accueil très chaleureux ;).... Ah Rui e Alface.... Que de souvenirs....

Lisboa__56_ Coimbra__8_ Guimar_es__2_

Bom_Jesus_do_Monte__17_ Jardim_zoologico_de_Lisboa__401_ Porto__75_ Oceanorio__59_

Povoa_de_Varzim__9_ S_o_Bento_da_Porta_Aberta__3_ Guimar_es__31_

15 juin 2009

Ca ressemble à une très mauvaise blague...

La blague pourrait s'appelait, pour reprendre Jean-François Kahn dans le Marianne de cette semaine, Comment archi-perdre des élections archi-gagnables ?
Je terminais le post du 27 mai par exprimer l'espoir, un peu fou certainement, d'une dynamique socialiste dans la dernière ligne droite de ces Européennes, d'une victoire inespérée du PSE, du rêve d'un sursaut citoyen européen contre ceux qui sont à l'origine de cette Europe toujours plus libérale et qui souffre de la crise....

Mais voilà, l'Europe creuse, forcée par on ne sait qu'elle puissance, sa tombe alors que la nuit qui l'entoure est de plus en plus sombre et chaque fois qu'une lueur, ô une petite lueur apparaît au loin, elle tend le bras en sa direction, fait un pas hésitant mais fini par se prendre un grand coup de pelle dans la gueule lui rappelant qu'elle est condamnée à s'enfoncer dans l'obscurité.... Pauvre Europe, tes pères fondateurs doivent bien pleurer en voyant ce que tu es devenu....

Le verdict du 7 juin est dur, difficilement compréhensible mais est sans appel... Le PPE confirme sa domination sur le Parlement Européen alors qu'il symbolise ce libéralisme à l'origine de la crise. Le PSE est affaibli confortant Barroso à la tête de la Comission, renvoyant Rasmussen sur la touche en faveur du très peu charismatique, libéral et très maléable Portugais. Les écologistes et les libéraux progressent mais restent des seconds rôles dans un Parlement voué au bi-partisme. Et puis, beaucoup plus inquiétant, il y a cette montée ou plutôt la confirmation de la progression des nationalistes, souverainistes et autres extrême-droites (FN, FPÖ ou Vlaams Belang ne sont plus seuls, bien accompagnés de leurs camarades anglais, hongrois, slovaques, roumains, italiens, etc....). Mais encore une fois, le grand vainqueur est l'abstention, majoritaire dans quasiment tous les pays où le vote n'est pas obligatoire. Symbole d'une résignation ou bien pire d'une indifférence ?

Et la France n'échappe pas à cette tendance. L'UMP crie victoire alors qu'elle n'obtient que 28% des suffrages contre 72% d'électeurs votant pour des listes s'opposant à Sarkozy et alors que seulement 40% des électeurs se sont déplacés. Ce n'est pas vraiment un plébiscite de la politique élyséenne quoi qu'en disent les p'tits soldats de Nicolas. Les Le Pen et de Villiers obtiennent des scores relativement faibles, du moins qui n'ont plus le lustres des élections d'antan, mais ça ne signifie pas que leurs idées sont moins approuvées, juste qu'elles sont plus "respectables" lorsqu'elles émanent de membres de la majorité présidentielle. Quoi qu'il en dise, Besancenot subit une défaite en obtenant aucun élu et des scores décevants. La lune de miel se termine-t-elle ? Où est-ce juste un retour de bâton après avoir trop longtemps dénoncé les logiques d'appareils des autres alors même que la création du NPA en est un bel exemple ? L'union PC/PG a fonctionné mais est-ce l'avenir de la gauche de la gauche ? L'avenir nous le dira....
Le PS et le MODEM ont payé très  cher leurs campagnes trop brouillon, axées uniquement sur l'anti sarkozysme, ratant le coche du renouvellement...
Quelle déception pour le PS alors qu'il semblait avoir toutes les armes entre ses mains pour l'emporter mais qui au contraire subit une cuisante défaite. Non, Martine Aubry n'est pas la seule coupable, bien au contraire, la faute est collective. Résultant de mauvais choix et d'un héritage dont il est impossible de se défaire en quelques mois. Et on peut encore regretter que les premiers à se jeter sur l'agonisant soient des membres de sa propre famille. Quand Valls ou Lang vont-ils comprendrent qu'ils jouent le jeu de la Droite ?
Le PS doit se consacrer à ce qu'il semble être une interminable reconstruction mais pas facile quand on ne cesse d'ébranler les échafaudages....
Ah mais le grand vainqueur proclamé est Daniel Cohn-Bendit, lui plutôt que Europe Ecologie.... Faisant jeu égal avec le PS. Mais ne nous leurrons pas, ce résultat est plus le fruit d'une campagne bien menée sur un thème, l'Europe, qui est un point fort d'un parti à la pointe de l'organisation à l'échelle européenne. Ils ont été les seuls à parler d'Europe. Ont réussi à mettre en sourdine les luttes internes entre les innombrables courants. Qu'en sera-t-il dans quelques mois ? Ce semblant de renouveau, de statut de force émergente repose sur Cohn-Bendit, mais voilà, les Verts ne supportent pas d'avoir de leaders trop charismatiques. Et ne réussissent jamais à confirmer un bon résultat. Alors pourquoi le feraient-ils cette fois ?

Quel bilan ? Le libéralisme l'emporte contre toutes attentes dans l'Union et en France. France qui semble avoir en quelques mois fait le deuil du Modèle particulier et unique qu'elle incarnait. Les forces de Gauche se prennent une claque, la Droite l'emporte mais qu'en apparence. Car l'abstention incarne surtout la défaite de l'Europe, de ses citoyens et de ceux qui révèrent au lendemain de la 2nde Guerre....

La nuit va être longue...

parlement_europ_en_anoitecer

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