27 octobre 2009
Copenhague-2009.com - L'ultimatum climatique
L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Il est important que chacun d'entre nous se mobilise, dès aujourd'hui....
Climat : chaque signature compte !
25 octobre 2009
De l'occitan au flamand...
Ce samedi a eu lieu une manifestation qui est passée un peu inaperçue dans les médias nationaux. Peut être parce qu'elle s'est déroulée à Carcassonne et non à Paris et qu'elle concernait surtout un problème purement régional. Le thème de cette mobilisation : la défense de l'occitan.
Entre 10 000 et 20 000 personnes ont défilé dans les rues de la cité médiévale afin de réclamer le développement de l'enseignement de l'occitan mais aussi la création d'une télévision et d'une radio par le service public dans la langue d'Oc.
Pour rappel, l'occitan concerne une trentaine de départements du sud de la France ainsi que le Val d'Aran en Espagne (où il a le statut de langue co-officielle) et une partie du Piémont italien. Le nombres de locuteurs varient fortement, allant de 580 000 à 3,5 millions, certains avançant même le chiffre de 12 millions, selon le degré de maîtrise de la langue.
A noter aussi qu'il existe une division au sein du mouvement occitan, entre les partisans de l'unicité de la langue et ceux qui la présentent comme un ensemble de dialectes proches (languedocien, auvergnat, gascon, provençal,...).
Cette manifestation a eu, au moins, l'avantage de poser le problème de la place des langues régionales en France.
En effet, sur cette question la Constitution de 1958 est claire, l'article 2 déclare que « la langue de la République est le français».
L'unité nationale s'est réalisée aussi sur cette seule reconnaissance du français et ce dès les origines de la République comme le proclamait le révolutionnaire l'Abbé Grégoire : "L’unité de la République commande l’unité d’idiome et tous les Français doivent s’honorer de connaître une langue, le français, qui désormais, sera par excellence celle des vertus du courage et de la liberté".
Ce fut une des bases de l'unité française, de cette communauté de destin au contraire d'autres modèles européens comme en Espagne où les régionalismes sont forts voire exacerbés.
C'est dans cette logique que la France a refusé de ratifier, suite à l'avis du Conseil Constitutionnel, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pourtant signée en 1999.
Même si la révision constitutionnelle de 2008 a reconnu que "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France".
Concrètement, un rapport de 1999, remis à Lionel Jospin, dresse une liste de 75 langues régionales et minoritaires en France dont 23 en métrople.
13 d'entre elles font l'objet d'un enseignement public reconnu : le basque, le breton, le catalan, l'occitan, le corse, le tahitien, quatre langues mélanésiennes, le gallo, le francique et l'alsacien.
Le problème sur la place à accorder à ces langues est complexe entre ceux qui défendent un pluralisme linguistique national reconnu et ceux qui, comme l'Académie française, s'opposent à toute reconnaissance officielle et attribution d'un statut national à une autre langue que le français.
Mais l'évolution récente de la Constitution sur cette question déclare que ces langues font partie du patrimoine national. Alors doit-on sauvegarder ce pan de notre histoire ou y renoncer ?
On ne peut à la fois combattre le poids écrasant de l'anglais au niveau mondial, sonner l'alarme concernant les langues mourantes des pays de l'hémisphère sud et participer à la disparition de langues présentes sur notre territoire. Car toute langue est une richesse culturelle, patrimoniale, et surtout est irremplaçable.
Le français est la langue de la Nation, de la République, statut qui ne semble pas être souhaitable de modifier. Mais il est nécessaire de sauvegarder les langues régionales et minoritaires en favorisant leur enseignement aux côtés du français et sur la base du volontariat. Car un idiome ne peut survivre et encore moins se développer sans enseignement.
Question qui fait écho au problème de la place du flamand et de son enseignement en France.
Loin des chiffres de l'occitan, le flamand occidental serait parlé par 1 millions de personnes en Flandres belges, 90 000 aux Pays Bas et 20 000 dans les Flandres françaises.
Le west vlaamsch fait partie des langues régionales et minoritaires listées dans le rapport de 1999 mais il ne bénéficie d'aucun statut, ni reconnaissance officielle. Et alors même que certains s'opposaient à cette présence dans la liste, arguant qu'il n'était qu'un patois néerlandais et que de fait, une langue étrangère ne pouvait être également une langue régionale française.
Cependant, en 2007, a débuté une période d'expérimentation d'une durée de 3ans de l'enseignement du flamand dans des écoles du Nord à Wormhout, Noordpeene, Volckerinckhove et Esquelbecq.
L'évolution de cette expérimentation en enseignement durable dépendait de la motivation de la population mais aussi des autorités locales.
Etait-ce le renouveau du flamand en France ?
Si on s'en tient au succès au sein de la population, la réponse serait positive. En effet, une majorité d'enfants de ces écoles ont suivi les cours de flamand et en 2008, deux autres écoles (Lederzeele et Drincham) ont souhaité rejoindre l'expérimentation. Demandes qui furent rejetées par le Rectorat de Lille. Et alors que nous sommes dans la dernière année d'expérimentation, rien ne semble décidé pour la suite et surtout pas une évolution vers un enseignement durable alors même que les populations et les autorités locales le souhaitent.
D'après le quotidien flamand "De Morgen", il y a trois coupables à l'origine de ce qui s'annonce être un futur gâchis voire scandale.
Ce sont l'Inspection académique du Nord, le Taalunie (institution de promotion du néerlandais) et le Gouvernement Belge Flamand. Ces deux derniers auraient exercés des pressions sur la première afin de cesser l'expérimentation car elle représenterait une concurrence pour l'apprentissage du néerlandais alors même que cette langue n'est choisi que par 2% des éleves de la région comme seconde langue, principalement en raison d'une offre insuffisante et incertaine dans la continuité.
Les néerlandophones ont donc fait le choix, comme l'affirme L'Institut de la langue régionale flamande (ou Akademie Voor Nuuze Vlaamsche Tale), de "se tirer une balle dans le pied" plutôt que de se pencher sur leurs problèmes structurels. Car l'apprentissage du flamand devrait être plutôt envisagé comme une étape préliminaire possible à celui du néerlandais. Et ceux qui font le choix d'apprendre le flamand le font parce que cette langue appartient à leur idendité culturelle au contraire du néerlandais. Et il est peu probable qu'en faisant disparaîre le flamand, le choix se porte sur le néerlandais. Il semble qu'en faisant disparaîte la première, on met en péril la seconde.
Et les autorités françaises ne sont pas exemptes de reproches, en plus de céder aux pressions, ils décident de sacrifier une langue régionale française afin de préserver l'enseignement d'une langue étrangère.
Mais voilà, le flamand n'est parlé que par quelques milliers de personnes et ne reçoit aucun soutien des pouvoirs publics autre que celui des autorités locales de la Flandre française et ne bénéficie d'aucun écho dans les médias au contraire de l'occitan, du breton ou du corse...
Le flamand meure et c'est une partie de l'identité culturelle du Nord et de la France qui s'éteint....
09 octobre 2009
Nobel (sur)prize
La saison des Nobels a débuté, ils tombent les uns après les autres. Il est vrai que les Nobels scientifiques sont peu médiatisés parce que récompensant des grands chercheurs mais qui sont aussi d'illustres inconnus dans les opinions publiques mondiales et travaillant sur des thèmes peu abordables pour le Terrien lambda. Il n'en est pas de même concernant les Nobels de littérature et surtout de la Paix. Le premier est tout aussi souvent attribué à un(e) auteur peu célebre mais les livres sont plus accessibles que la physique, la chimie ou encore la médecine. Il permet de récompenser une carrière. Comme tout prix, son attribution est critiquée, discutée, il pousse sous les feux de la rampe une personne qui retournera vite au relatif anonymat qui était son quotidien avant la distinction scandinave. Enfin, le prix Nobel de la Paix est certainement le plus médiatisé récompensant des personnalités plus connues comme Jimmy Carter, Al Gore, Mikhail Gorbatchev ou des organisations comme Médecins du Monde ou dans le cas où il n'irait pas à une "célébrité" occidentale, la cause du vainqueur est médiatisable comme les micro-crédits du Bangladesh ou l'écologie au Kenya, pour ne parler que des plus récents.
Mais alors cette année, le comité Nobel a déjoué tous les pronostics en l'attribuant, à la surprise générale, à Barack Obama doublant les 204 autres candidats au poteau...
9 mois après son arrivée au pouvoir, le voilà déjà nobelisé "pour ses efforts afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples".
C'est tout de même paradoxale de récompenser du Nobel de la Paix, un homme dont le pays est en guerre, occupant militairement les territoires de l'Afghanistan et de l'Irak et ayant une zone de non-droits à Guantanamo pour ne citer que ces exemples.
Mais voilà, Barack Obama a fait des promesses : les conflits dont sont à l'origine les Etats-Unis vont être résolus, des ponts seront jetés en direction du monde musulman, il fera son possible pour voir les armes nucléaires éliminées de la surface de la Terre, la lutte contre contre le changement climatique doit être une priorité, etc....
Mais concrètement, le bilan est proche de la virginité. Ô ce n'est pas une critique mais juste un constat et qui peut paraître normal alors qu'il vient d'arriver à la Maison Blanche dans un contexte de crise financière et économique et alors même que les promesses de réformes interieures étaient importantes.
Ce prix semble être beaucoup trop rapide et vient surtout récompenser de bonnes intentions. Mais dans le cas où les promesses ne seraient pas tenues, qu'advientrait-il de la crédibilité du Nobel de la Paix ? et est-ce un encouragement ou plutôt une pression pour Obama, obligé, maintenant, de réussir ?
Et le pari ne semble pas gagné d'avance : Afghanistan et Irak ressemblent de plus en plus à un bourbier du type vietnamien, on vide progressivement Guantanamo mais pour mieux disperser aux quatre coins du monde ces détenus, les tensions avec l'Iran sont de plus en plus grandes, Obama a connu un échec cuisant au Proche-Orient avec le refus d'Israël de geler les colonisations, Israël et Palestine ne semblent pas prets de faire la paix...
Il est vrai que les tensions sont moins fortes avec le Vénezuela ou avec la Corée du Nord mais est-ce suffisant ? certainement pas.
Le principal atout de Barack Obama semble être surtout le fait de ne pas être Georges Bush le va-t-en-guerre. Aspect certainement pas suffisant pour recevoir un prix Nobel.
Mais bon, certains applaudissent cette attribution, ce symbole, surtout ceux qui crient au miracle au moindre mouvement du président états-unien et ceux qui le font par respect du politiquement correct. Et il y a ceux qui critiquent cette trop hâtive récompense comme les Talibans ou par des personnes plus respectables et fréquentables comme Lech Walesa.... Enfin, il est surtout surprenant de voir la réaction de certains UMP défendant l'idée que leur cher Sarkozy méritait davantage ce prix, qu'ils sont drôles ceux-là....
Mais maintenant, à Obama de nous prouver qu'il mérite bien ce Nobel de la Paix. Plus que des promesses, le Monde a besoin de faits....
02 octobre 2009
2ans, parabéns !
Et oui, il y a deux ans jour pour jour, j'ai ouvert ce blog. Je venais d'arriver à Lisbonne dans le cadre du programme Erasmus. Après quatre semaines dans la capitale portugaise et quelques jours de réflexion, j'ai décidé de devenir un blogueur parmi les millions de blogueurs qui hantent la toile.
Je souhaitais surtout faire partager mon expérience, garder un lien avec la France puisque le public visé par mes écrits étaient la famille, les amis en priorité.
J'étais sur les rives du Tage pour une année, je réalisais enfin un long rêve/projet datant de mon retour en France en 2002 après une année passée à Coimbra pour un service volontaire européen.
Progressivement, plus que mon sentiment sur l'Erasmus, j'ai ressenti l'envie, le besoin de m'exprimer sur des sujets d'actualités ou des thèmes me touchant parce que j'appartiens à ce groupe de personnes qui ne peuvent pas passer une journée sans parcourir les sites d'infos, les journaux. Je suis curieux, j'aime me tenir informé pour "rester au courant", découvrir, connaître, approfondir, me faire un avis. Et avec un brin de narcissisme assumé, je me suis dit que mon avis, ma vision des choses n'étaient pas plus inintéressants que ceux de la majorité de la population et que ça ne coûtait rien de les partager sur ce blog.
Donc, voilà, depuis deux années, je m'exprime sur tout et rien, selon mes envies et inspirations.
Ce n'est pas toujours facile de garder un rythme régulier. Il y a des périodes plus calmes (l'été est fatal...) et d'autres où les posts sont plus nombreux.
Des envies de m'exprimer plus sur la politique à un moment donné, sur la culture, le foot, la société à d'autres. Et puis, je me dévoile un peu aussi. Ô ça reste toujours dans certaines limites, je ne suis pas un exhibitionniste de la vie privée et ce n'est pas le but de ce blog. Les voyages ont une place importante en raison peut être de l'origine de cette tribune naît alors que j'étais à l'étranger mais aussi parce que le voyage à une place centrale dans ma vie. Le Portugal, autre pays de mon coeur (mais chut, il ne faut pas le dire aux Portugais de mon entourage). La Hongrie, pays que je découvre au fur et à mesure. Ils sont indissociables de ce que je suis sans oublier les autres destinations....
Enfin, je ne vais pas non plus faire dans l'hommage larmoyant...
Je suis juste heureux à l'idée que ce blog fête ses deux ans, je ne pensais pas, honnêtement, tenir si longtemps. J'espère que l'aventure va encore durer un moment. En fait, non, je n'espère rien car pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas quelqu'un qui vit dans l'espérance. Je vis et je vois. adepte du Destin ? peut être... Mais surtout confiant en moi.... Donc pour ce blog nous verrons, vamos ver, ce qu'il en advient...
Et merci à ceux qui passent sur ce blog et qui prennent un peu de plaisir à me lire que ce soit par habitude ou par "accident" amenés par un moteur de recherche....










