MYKHA

LASSAN INDULOK EL ES MOSOLYOGVA ERKEZEM . . .

09 novembre 2009

1989, un Mur est tombé...

berlin_2_east_and_west_germans_climb_the_berlin_wall_file_photo_467Impossible de passer à côté de cette information, il y a 20 ans le Mur de Berlin tombait, signant les retrouvailles d'un peuple allemand séparé pendant presque trente ans. C'était la fin de ce symbole de la Guerre froide, du système soviétique, l'Europe redevenait UNE... Même si dans les faits, l'ouverture à l'ouest avait déjà eu lieu avec les brèches ouvertes dans le Rideau de fer, en Hongrie en particulier.
Cet anniversaire est bien sûr à célébrer car ce fut un événement fondamental du XXème. Certains allant même jusqu'à défendre l'idée que la fin de la séparation du monde en deux blocs signifiait la fin de l'Histoire. Affirmation démentie par la suite.
Depuis RFA et RDA sont redevenues Allemagne, les PECO sont entrés dans l'UE, les républiques d'Asie centrale et du Caucase ont accédé à l'indépendance.... Tournant le dos au communisme et se convertissant au capitalisme et surtout au libéralisme.... Avec le bilan que l'on connait à la fois positif pour certains et négatif pour (beaucoup) d'autres.

Mais cet aspect est oublié des célébrations, les médias et les politiques n'évoquent que la fin de l'URSS, la situation catastrophique de l'Est en 1989, la liberté retrouvée. Mais à quel prix ?
Le modèle soviétique était difficilement défendable mais son ennemi, le capitalisme de l'ouest l'est-il désormais beaucoup plus ? Car comme tout système hégémonique, il a dévié, développant les inégalités, les exclusions, les violences qu'elles soient militaires, policières, économiques ou sociales....
Un système s'est éteint avec la chute du Mur, l'autre survit faute d'alternative, de contre-modèle.

Ces pays qui se sont réjouis en 1989 et qui le font encore aujourd'hui oublient, cependant, que d'autres murs existent tout aussi symboliques que celui de Berlin. Et que certaines de ces barrières se trouvent en leur sein.
Il est facile de dénoncer le mur qui sépare les deux Corées car celle du Nord est la dernière grande dictature autoritaire survivante de cette époque. Mais il est beaucoup plus difficile de le faire pour celui qui coupe Chypre, pays de l'UE dont la partie nord est occupée par la Turquie, Etat candidat à l'entrée dans l'Union ou celui qui sépare encore des quartiers catholiques et protestants de Belfast. Il en est de même concernant celui construit par l'administration Bush pour stopper le passage de migrants mexicains qui pourtant continuent de risquer leur vie. Et que dire de celui construit par Israël pour isoler le peuple palestinien, morcellant le territoire arabe et permettant de le coloniser avec l'assentiment des Etats Unis et le silence de l'Europe, mais impossible de critiquer sous peine d'être accuser d'antisionisme ou pire d'antisémitisme....

Mais il y aussi ces murs invisibles que l'Ouest a construit entre riches et pauvres que ce soit au sein de sa propre population ou avec les pays du Sud, cet ex-Tiers Monde qui lors de la Conférence de Bandoung en 1955, avait refusé de s'aligner sur l'un des deux blocs.
Ces murs ont été mis sous les projecteurs avec la crise économique et financière que nous traversons. Mais chut, on célébre la victoire du capitalisme en ce 9 novembre, un capitalisme glorieux et salvateur contre ce communisme libertice et défaillant. Il ne faut pas gâcher la fête....

Alors oui, en 1989, un Mur est tombé entre l'Est et l'Ouest mais depuis l'Ouest a construit de nombreux murs entre riches et pauvres...

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30 septembre 2009

l'Irlande va-t-elle voter Tony Blair ?

irlande_europe_drapeau_163Encore quelques heures et l'Europe va pouvoir souffler ou s'étrangler selon la réponse des Irlandais lors du référendum sur le Traité de Lisbonne organisé ce 2 octobre.
Après le refus massif de la population de l'Eire en juin 2008 (53% de contre), l'Union a fait le choix de ne pas stopper le processus de ratification du Traité par les Etats membres, comme ce fut le cas avec le Traité Constitutionnel Européen en 2004 suite aux refus français et néerlandais, mais de faire revoter l'Irlande. On peut se poser la question sur les raisons de cette différence de 2567811540_471dd012fbtraitement mais soit, une décision fut prise.
A ce jour, 26 des 27 pays de l'UE ont ratifié le traité même si les présidents polonais et surtout tchèque tardent à l'acter. Et que la France et les Pays-Bas ont fait le choix de ne plus donner la parole à leurs peuples afin de ne pas prendre le risque d'un nouveau non. 
Reste l'Irlande, mais les derniers sondages promettent une victoire du camp du oui cette fois-ci....

Je ne vais pas redonner ma pensée sur ce Traité de Lisbonne l'ayant déjà fait précédemment : en route vers l'adoption du traité de Lisbonne...

Mais je vais plutôt faire écho à un article de Jean Quatremer sur son libéblog : les coulisses de Bruxelles.

Selon lui, en cas de réponse positive ce 2 octobre du côté de Dublin, la porte serait grande ouverte pour Tony Blair et sa nomination en tant que 1er Président du Conseil Européen. Oubliée sa vision libérale, et surtout son soutien aveugle à l'administration Bush qui crachait sur cette "vieille Europe" lors de la guerre en Irak. Car comme le dit un diplomate français cité par Quatremer : "Personne n'a osé s'opposer à Barroso. Qui osera dire non à Tony Blair ?"....

blair_tonyLe nom de l'ancien 1er ministre britannique n'est pas une surprise et il circule depuis un moment déjà mais ne pouvait-on pas espérer mieux ?

En effet, quel symbole est envoyé aux Européens lorsque l'on voit le profil de ceux qui pourraient être à la tête de l'UE ? Tony Blair et José Barroso...

Certains vont tenter de nous vendre cette image de parité entre le portugais de droite et l'anglais de gauche... Mais le clivage est peu visible quand on y regarde de plus près. Blair est qualifié d'europhile mais c'est un europhile à la britannique, donc à minima, un unioniste et non un fédéraliste. Barroso, quant à lui, à prouver lors de son dernier mandat qu'il était surtout une marionnette à la solde des libéraux dont il fait partie tout comme Blair, se distinguant surtout pas sa médiocrité. Ces deux hommes ont soutenu Bush, allant contre le refus de cette croisade exprimé massivement par les peuples européens. Ces nominations symbolisent une Europe s'éloignant toujours plus de ses citoyens aggravant la crise de confiance entre eux et les institutions de Bruxelles. Cette Europe des petits arrangements entre amis, entre puissants. Cette Europe qui manque de courage ou le repli sur soi devient une tendance inquiétante.

captAutre symbole, la perte d'influence de la France grandissante au sein des instances européennes malgré les affabulations de Sarkozy, s'auto-proclamant comme un Grand et Influant d'Europe. En effet, Barroso confirmé, Blair nommé à la tête du Conseil, il ne reste plus qu'un poste de premier plan, celui de Ministre des Affaires étrangère ou selon le terme correct ; Haut représentant de l'Union pour la politique étrangère et la politique de sécurité, poste qui semble promis à l'Allemagne. La France devra donc se "contenter" du marché interieur, récompense faite à Michel Barnier. Et cela parce que Sarkozy a renoncé/refusé de défendre la candidature de François Fillon ou de Alain Juppé au poste de président du Conseil (même si aucune de ces candidatures ne m'enthousiasmait). Pourquoi ? Soumissions aux Britanniques ? Manque d'implication dans les affaires européennes ? ou peur de la concurrence au sein de son propre camp politique ?

Ce qui se confirme, c'est que l'Europe continue de dériver. On accusera les Irlandais d'être à l'origine d'une crise européenne en cas de non au référendum même si certains dirigeants ont sous-entendu que le traité pourraient être appliqué dans les pays l'ayant ratifiés. Mais en cas de oui, L'Union sortira-t-elle de la crise dans laquelle elle est engluée depuis plusieurs années ? Il est peu probable...

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15 juin 2009

Ca ressemble à une très mauvaise blague...

La blague pourrait s'appelait, pour reprendre Jean-François Kahn dans le Marianne de cette semaine, Comment archi-perdre des élections archi-gagnables ?
Je terminais le post du 27 mai par exprimer l'espoir, un peu fou certainement, d'une dynamique socialiste dans la dernière ligne droite de ces Européennes, d'une victoire inespérée du PSE, du rêve d'un sursaut citoyen européen contre ceux qui sont à l'origine de cette Europe toujours plus libérale et qui souffre de la crise....

Mais voilà, l'Europe creuse, forcée par on ne sait qu'elle puissance, sa tombe alors que la nuit qui l'entoure est de plus en plus sombre et chaque fois qu'une lueur, ô une petite lueur apparaît au loin, elle tend le bras en sa direction, fait un pas hésitant mais fini par se prendre un grand coup de pelle dans la gueule lui rappelant qu'elle est condamnée à s'enfoncer dans l'obscurité.... Pauvre Europe, tes pères fondateurs doivent bien pleurer en voyant ce que tu es devenu....

Le verdict du 7 juin est dur, difficilement compréhensible mais est sans appel... Le PPE confirme sa domination sur le Parlement Européen alors qu'il symbolise ce libéralisme à l'origine de la crise. Le PSE est affaibli confortant Barroso à la tête de la Comission, renvoyant Rasmussen sur la touche en faveur du très peu charismatique, libéral et très maléable Portugais. Les écologistes et les libéraux progressent mais restent des seconds rôles dans un Parlement voué au bi-partisme. Et puis, beaucoup plus inquiétant, il y a cette montée ou plutôt la confirmation de la progression des nationalistes, souverainistes et autres extrême-droites (FN, FPÖ ou Vlaams Belang ne sont plus seuls, bien accompagnés de leurs camarades anglais, hongrois, slovaques, roumains, italiens, etc....). Mais encore une fois, le grand vainqueur est l'abstention, majoritaire dans quasiment tous les pays où le vote n'est pas obligatoire. Symbole d'une résignation ou bien pire d'une indifférence ?

Et la France n'échappe pas à cette tendance. L'UMP crie victoire alors qu'elle n'obtient que 28% des suffrages contre 72% d'électeurs votant pour des listes s'opposant à Sarkozy et alors que seulement 40% des électeurs se sont déplacés. Ce n'est pas vraiment un plébiscite de la politique élyséenne quoi qu'en disent les p'tits soldats de Nicolas. Les Le Pen et de Villiers obtiennent des scores relativement faibles, du moins qui n'ont plus le lustres des élections d'antan, mais ça ne signifie pas que leurs idées sont moins approuvées, juste qu'elles sont plus "respectables" lorsqu'elles émanent de membres de la majorité présidentielle. Quoi qu'il en dise, Besancenot subit une défaite en obtenant aucun élu et des scores décevants. La lune de miel se termine-t-elle ? Où est-ce juste un retour de bâton après avoir trop longtemps dénoncé les logiques d'appareils des autres alors même que la création du NPA en est un bel exemple ? L'union PC/PG a fonctionné mais est-ce l'avenir de la gauche de la gauche ? L'avenir nous le dira....
Le PS et le MODEM ont payé très  cher leurs campagnes trop brouillon, axées uniquement sur l'anti sarkozysme, ratant le coche du renouvellement...
Quelle déception pour le PS alors qu'il semblait avoir toutes les armes entre ses mains pour l'emporter mais qui au contraire subit une cuisante défaite. Non, Martine Aubry n'est pas la seule coupable, bien au contraire, la faute est collective. Résultant de mauvais choix et d'un héritage dont il est impossible de se défaire en quelques mois. Et on peut encore regretter que les premiers à se jeter sur l'agonisant soient des membres de sa propre famille. Quand Valls ou Lang vont-ils comprendrent qu'ils jouent le jeu de la Droite ?
Le PS doit se consacrer à ce qu'il semble être une interminable reconstruction mais pas facile quand on ne cesse d'ébranler les échafaudages....
Ah mais le grand vainqueur proclamé est Daniel Cohn-Bendit, lui plutôt que Europe Ecologie.... Faisant jeu égal avec le PS. Mais ne nous leurrons pas, ce résultat est plus le fruit d'une campagne bien menée sur un thème, l'Europe, qui est un point fort d'un parti à la pointe de l'organisation à l'échelle européenne. Ils ont été les seuls à parler d'Europe. Ont réussi à mettre en sourdine les luttes internes entre les innombrables courants. Qu'en sera-t-il dans quelques mois ? Ce semblant de renouveau, de statut de force émergente repose sur Cohn-Bendit, mais voilà, les Verts ne supportent pas d'avoir de leaders trop charismatiques. Et ne réussissent jamais à confirmer un bon résultat. Alors pourquoi le feraient-ils cette fois ?

Quel bilan ? Le libéralisme l'emporte contre toutes attentes dans l'Union et en France. France qui semble avoir en quelques mois fait le deuil du Modèle particulier et unique qu'elle incarnait. Les forces de Gauche se prennent une claque, la Droite l'emporte mais qu'en apparence. Car l'abstention incarne surtout la défaite de l'Europe, de ses citoyens et de ceux qui révèrent au lendemain de la 2nde Guerre....

La nuit va être longue...

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27 mai 2009

Aujourd'hui : je me demande pourquoi voter le 7 juin

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Si on écoute les médias, les élections des députés français au Parlement Européen le 7 juin prochain sont déjà jouées... L'abstention sera très importante. Quel suspens, va-t-on battre les précédents taux d'abstention ? L'UMP va l'emporter, le PS sauvera à peine les meubles face à Bayrou et on félicitera les Mélenchon et autre Besancenot de leurs scores, Cohn Bendit fera le spectacle comme d'habitude et on entendra, encore une fois, que le FN est mort.... Alors pourquoi voter ?

Il est clair que les médias ne favorise pas la mobilisation mais les politiques ne sont mieux à ce petit jeu.

Dire sans cesse que le taux d'abstention sera important parce que les Français ne s'intéressent pas à l'Europe est faux. Oui, le taux de participation est faible et il l'est de plus en plus mais est-ce sans raisons ? Mises à part les quelques semaines qui précédent le scrutin, entend-on parler du Parlement, des députés, des décisions prises, de leurs pouvoirs, etc.... Non. Ah on se donne bonne conscience en faisant des émissions et autres pages spéciales pseudo-pédagogiques à l'approche des élections mais ce n'est pas comme cela que l'on mobilise. L'Europe et ses institutions se sont, au fur et à mesure, déconnectées d'avec les citoyens européens. Et ce n'est pas arrivé par magie, c'est la faute des médias mais aussi et surtout des politiciens et partis... Combien de silences et accusations faciles ont ruiné les quelques tentatives de convaincre du rôle essentiel du Parlement Européen ? Comment faire le poids devant le fameux "c'est la faute de Bruxelles" ?
L'Europe peut mobiliser ; pour souvenir le référendum du traité constitutionnel.
Mais voilà, encore une raison de démotiver : ce fameux traité rejeté par une majorité indiscutable de Français et qui est reproduit presque à l'identique dans le traité de Lisbonne défendu par Sarkozy et adopté par le Parlement français. N'est-ce pas ce foutre des Français ?
Puis il y a l'épisode Yade/Dati : la première qui refuse d'aller à Strasbourg préférant une responsabilité nationale afin de rester sur "scène", pourquoi pas... La seconde obligée d'y aller car trop contestée à la Chancellerie et ne pouvant pas être jetée comme une malpropre. Donc c'est direction l'Europe comme placard doré et sa non-implication, son manque de sérieux et de motivation sont flagrants...
Et que dire de tous ces députés élus ne siégeant pas ou qui démissionnent à la moindre occasion de revenir au pays ? Quel message nous font-ils passer ?
Ce qui semble être une mauvaise blague : le découpage en pseudo-circonscriptions-grandes-régions-qui-ne-correspondent-à-rien. Un retour à une unique circonscription semble être plus que souhaitable pour rendre plus lisible l'élection mais aussi pour en faire un enjeu national.
Enfin les fameux sondages dont les médias et que l'UMP aiment tant. On clame partout que l'UMP va l'emporter. Sarkozy qui est tellement contesté par ces dangereux gauchistes va recevoir le soutien des Français, il semblerait sauf si on fait un peu plus attention aux fameux sondages... Oui l'UMP est en tête mais avec 28% en moyenne, est-ce une majorité ? Si c'est le cas, j'ai du rater des cours de math... Sachant que aucun autre parti ne soutient Sarkozy, cela veut dire 28% contre 72% d'opposition !!! Là, je suis d'accord, il y a une majorité indiscutable mais elle n'est plus en faveur de l'Elysée. Et puis ce sont des sondages nationaux qui ne correspondent pas au scrutin par grandes régions... Donc quelle valeur leurs donner ?

Et malheureusement, tous les partis sont coupable de se désamour. L'UMP nous explique clairement que nous, citoyens, n'avons aucun poids. Que le Parlement est une punition pour ses membres. Nous ment sur l'Europe qu'ils souhaitent. Tente de nous refaire le coup de la Turquie en oubliant de préciser que Chirac avait inscrit dans la Constitution que chaque nouvelle adhésion devait faire l'objet d'un référendum mais que Sarkozy, peu de temps après avoir été élu, a apporté une modification en permettant au Parlement français de se prononcer sur la question, évitant ainsi le référendum...  Le MODEM a renoncé à ses campagnes pro-européennes qui faisait la force de Bayrou lors de ce scrutin. Les Verts font des propositions intéressantes mais sont peu audibles. Les eurosceptiques et europhobes (Besancenot, Mélenchon, De Villiers, Le Pen & Co) foisonnent... Et le PS a du mal à faire LA campagne parfaite. Trop d'hésitations, un peu trop de flou.... Alors qu'ils dénoncent cette Europe que nous ne voulons plus, cette Europe a minima voulue par Barroso, Sarkozy et autres ultras-libéraux. Cette Europe commerciale, déréglementée, refusant toute Europe sociale...

Espérons que Martine Aubry et l'ensemble du PS arrivent à créer une véritable dynamique au cours des quelques jours qui nous séparent du vote du 7 juin. Une victoire du PS et du PSE ne serait pas synonyme d'une révolution à Bruxelles et Strasbourg mais permettrait, du moins, d'avancer vers une Europe sociale dont nous avons besoin. Et puis pourquoi ne pas rêver un peu, permettrait peut être de commencer à construire un capitalisme alternatif à celui qui fut tant décrier au pic de la crise mais que la grippe A a fait oublier... La route est encore longue mais nous pouvons y arriver en avançant pas à pas et en se donnant toutes les chances... Et il semblerait que la meilleure des chance d'atteindre cet objectif est de voter massivement et ce en faveur du PSE...

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26 mai 2009

Ce qu'il en est du Parlement Européen

10 mai 2009

Aujourd'hui : je me réjouis de voir le modèle français reconnu

currentcovereuC'est la petite sensation de la semaine qui est relayé par beaucoup de médias sans pour autant que cela ait le retentissement mérité. Le très très libéral journal britannique The Economist fait sa Une avec un Sarkozy dominant Merkel et Brown... Objectif : expliquer ou plutôt reconnaître que le modèle français est certainement l'un des meilleurs remparts pour résister face à la crise. The Economist confesse qu'il a fait partie de ceux qui considéraient que le modèle de l'Europe continentale poussé à l'extrême par la France était « sclérosé », « trop dominé par l'Etat », et que le salut résidait dans « une dose de réformes libérales à l'anglo-saxonne »… Mais il est contraint de reconnaître que le rôle de l'Etat, le système de protection sociale français, et les résidus de colbertisme permettaient aujourd'hui à la France de s'en tirer mieux que les autres pays industrialisés face à la récession....

The Economist souligne à quel point aujourd'hui le « modèle français » influence Washington et Londres, alors que la faillite de fleurons bancaires et industriels oblige les Etats à intervenir, alors que la régulation est revenue au goût du jour, alors, enfin, que des millions d'individus qui perdent leur emploi dans les pays industrialisés s'en sortent mieux dans les pays à forte protection sociale que dans ceux qui ont libéralisé sauvagemet suivant un dogme libéral anglo-saxon.

Le paradoxe est que cette très tardive reconnaissance intervient alors même que ce fameux modèle français est en péril, face aux attaques de Sarkozy qui, quant à lui, courent éperdument après le système anglo-saxon... Car ce Sarkozy qui, dans les réunions internationales, se fait le représentant de ce modèle, le héraut de la régulation des marchés, de l'encadrement du capitalisme libéral est ce même Sarkozy qui durant sa campagne présidentielle nous expliquait que le modèle français était mort, était un frein à la croissance et que nous devions nous convertir au modèle britannique et états-uniens.... C'est lui qui voulait créer un système de subprimes à la française, ah les Français devaient s'endetter comme outre-atlantique. C'est par là qu'allait passer le chemin de la croissance pour tous.... On connaît maintenant le résultat de ce modèle....

La chance de Sarkozy est de ne pas avoir eu le temps de mettre en place toutes ses réformes, la crise est arrivée sauvant en partie le modèle français mais pour combien de temps.... Car parions que pour lui, ce n'est que partie remise. Et ces réformes de la Santé, de l'Hôpital, de l'Université ne font que confirmer cette soumission au libéralisme le plus dérèglementé. Son modèle reste l'Amérique de Bush, celle qui exclue, qui donne qu'aux riches.... Putain, encore 3 ans.... 

09 mai 2009

Attention Cult-ure !!!

Ah comme je le disais dans un précèdent article, pour moi, l'Eurovision c'est culte... Même si ce n'est plus comme avant, que la plupart des pays chantent en anglais, que beaucoup de chansons se ressemblent, qu'il y a de plus en plus de plus de minets et de blondasses plantureuses... Mais que voulez-vous ça reste culte !!! Et c'est donc avec excitation (enfin faut pas exagérer non plus) que j'ai découvert les différents candidats....
Après une très longue période de réflexion, je suis en mesure de vous donner mon vote (je sais je n'ai vraiment rien d'autre à faire ! en fait, j'ai du boulot mais ça c'est plus drôle). Comme vous trépignez d'impatience, je vais vous dévoiler mon vote : (retrouvez les vidéos en cliquant sur les noms de pays)
Je reprends le système des points :

1 pt : France (Patricia Kaas ce n'est pas trop mal mais pas de quoi non plus en perdre la raison mais bon peut être que cette année la France fera mieux que lors des dernières éditions)
2 pts : Turquie (une Shakira des rives du Bosphore très boum boum pouf pouf, tout ce que j'aime)
3 pts : Bosnie Herzégovine (une jolie petite balade qui doit raconter de belles choses que je ne comprends pas car ne parlant pas bosniaque couramment)
4 pts : Ukraine (une autre Shakira mais j'ai surtout été séduit par le clip ce qui explique les 4 points)
5 pts : Grèce (pour le côté "je suis un 2B3 tout seul qui revient au pays de l'eurodance qui est de la merde musicalement mais toujours efficace)
6 pts : Suisse (le son plus rock d'un ersatz de Kurt Kobain helvète propre sur lui et converti au rock commercial)
7 pts : Islande (très loin de Björk mais elle a une voix sympa, une chanson assez bien calibrée pour l'internationale genre on aime tous avant d'oublier)
8 pts : Norvège (un beau petit minet qui chante un truc vaguement folklo-commercialo-calibré avec son violon et des danseurs acrobates derrière lui, tout ce qui marche à l'Eurovision, un concurrent sérieux ?)
10 pts : Portugal (parce que c'est le Portugal, c'est tout sauf une Shakira, ce n'est pas de l'eurodance, ce n'est pas en anglais mais en portugais - ça n'a aucune chance mais moi j'aime)
12 pts : Hongrie (parce que c'est la Hongrie et que je suis totalement partial dans l'histoire et je vous laisse regarder le clip pour comprendre certaines choses....)

 

Enfin, comme je ne suis pas le seul votant, je pense que les candidats les plus sérieux sont l'Islande et la Norvège... Résultats samedi 16 mai sur France 3.... Et si vous voulez entendre les autres : site officiel de l'Eurovision

06 avril 2009

Aujourd'hui : je soutiens le Mexique pour son adhésion aux USA

Le Mexique, 51e État des États-Unis d’Amérique ?, c'est le titre d'un article de Jean Quatremar, "M. Europe", sur son libéblog. Titre qui a de quoi nous surprendre. Le Mexique a-t-il demandé son rattachement au voisin états-unien ? est-ce que cette question agite la société mexicaine ? une solution pour mettre fin à l'arrivée de sans-papiers? une alternative à la construction du mur séparant les deux pays ? Le pays d'Obama pourrait gagner 100 millions d'habitants et aucun média français n'en parle ?

Que dit cet article ? 0__3705848_1_00

Angela Merkel, récemment élue Présidente de l'UE (encore une info absente des médias nationaux) a déclaré devant le Parlement à Mexico qu'elle soutenait la démarche visant à l'adhésion du Mexique aux États-Unis. Évoquant "des siècles d’histoire, de culture et de commerce partagés",  rappelant que "les États-Unis doivent aborder les latinos américains comme nos amis, nos voisins et partenaires dans la lutte contre l’injustice, l’intolérance et la violence".... L'article fait, également, écho des réactions de certains États US s'offusquant de cette ingérence de l'UE dans les affaires intérieures.

Bien sur, Jean Quatremer ne nous livre qu'une fiction en réaction à l'intervention d'Obama affirmant que la Turquie devrait entrer dans l'UE. L'Obamania ambiante a fait oublier à beaucoup de médias et autres commentateurs que l'adhésion d'Ankara était avant tout une affaire européenne et ne concernait que ses membres. Et que les Etats-Unis n'avaient pas à se prononcer sur qui devait en être membre ou non.

Cette intrusion dans les affaires européennes et la non-réaction des dirigeants qu'elle a entraîné est révélatrice de l'état de l'Union actuelle. Il semble que le projet d'une Europe forte, d'une Europe politique, d'une Europe des citoyens, d'une Europe avançant vers le fédéralisme soit abandonné au profit d'une Europe - a minima - de libre-échange.

L'Union ne peut se résumer à une ALENA du Vieux-Continent comme semble la considérer/vouloir Washington. Sarkozy a rappelé son opposition à l'entrée de la Turquie. Mais ce n'est qu'une demie réaction car il s'oppose sur l'adhésion mais ne reproche pas à Obama, le fait que celui-ci s'immisce dans les affaires intérieures de l'UE. Domaine qui ne le concerne en aucun point.

On peut être favorable ou non à l'entrée des Turcs dans l'Union Européenne mais cette question ne concernent que NOUS, EUROPÉENS. Personnellement, je suis opposé à cette entrée. Je ne nie pas que la Turquie ait un passé européen, qu'une partie de sa population soit occidentalisée. Mais trop de différences persistent et Ankara est en Asie quoi qu'on en dise. Et je suis surtout favorable à une Europe fédérale qui ne peut se réaliser qu'avec un nombre restreint de membres ayant une cohésion, dans un premier temps.

10 mars 2009

Fêtons Europe mais oublions l'Europe

Europe, la princesse phénicienne séduite par Zeus a, comme toutes les femmes, été célébrée en ce 8 mars. La Journée de la Femme, certains répondront que c'est tous les jours (par féminisme ou au contraire par machisme), d'autres que cette date est importante, beaucoup n'auront aucun avis laissant les médias en parler.

Cette journée a pour objectif, plus que de célébrer La Femme, de rappeler ce que le chemin fut long et l'est encore dans certaines régions du Monde mais aussi chez nous, où il n'est pas encore totalement terminé, pour qu'elle connaisse l'émancipation. Cette célébration est justifiée. Sous quelle forme ? Là n'est pas la question.

Au 8 mai, succède le 9. Pas de surprise....

Mais le 9 n'est pas juste le lendemain de la veille. C'est surtout la Journée de l'Europe. Et là, foison de reportages, de célébrations, d'envolées lyriques de nos dirigeants... Et non, silence radio.... L'Europe et sa Journée sont envoyées aux oubliettes médiatico-politiques. A peine parle t-on des élections prochaines. Pas dans un but informatif ou pédagogique mais pour relever le fait que l'UMP oblige certains de ses membres à se présenter (pauvre Rachida envoyée au placard strasbourgeois) ou que le PS constitue des listes manquant d'ambition en raison du jeu politique interne, ou que les extrêmes se réjouissent, ressortant les vieux discours anti-libéraux (très "in" en ce moment) ou nationalistes (C'est la faute à Bruxelles tout ça! Quoi ? tout même la mort de mon canari!!!).

Trop préoccupé par la crise mais aussi par la sortie du week-end prochain, on oublie l'intérêt d'une Europe forte, faîte par et pour ses citoyens.

Ce qui nécessite que ces derniers s'y impliquent....

Comme souvent les Français vont profiter de ce scrutin pour se "divertir", "transgresser" les règles du politiquement correct et responsable en votant pour d'autres que les deux partis ayant vocation à gouverner. Votons Verts ou Modem, mais surtout votons Extrême Gauche (ah Olivier, Arlette bis,....) ou Extrême Droite (les Le Pen, De Villiers,....). Peu importe si l'Extrême droite ne siège pas au Parlement une fois élue ou que l'Extrême gauche a autant de visibilité à Strasbourg qu'une feuille de salade dans un plat de frites (c'est joli mais on s'en tape). C'est le paradoxe, les Français se plaignent que nos députés ne puissent pas les défendre mais ils envoient des personnes qui participent à cet affaiblissement en ne siégeant pas ou en étant ultra-minoritaire. L'éternel problème du serpent qui se mord la queue en ne sachant pas se qu'il fait. Et le silence des médias et de nos politiques accentue ce phénomène.

Le 9 mai semble n'être que le lendemain du 8.... désespérant....

05 janvier 2009

la Tchéquie prend la tête

Après 6 mois de présidence française ou plutôt de Sarkozy tellement l'homme s'est agité (et non mobilisé), s'est mis en avant, a brassé de l'air, envoyant Barroso dans l'ombre. Et après l'échec de sa tentative de garder discrètement la tête de l'UE, il nous a offert un discours d'auto-célèbration sans précèdent devant le Parlement.

tch_quie_UE Mais après ce semestre de sarkozysme à l'échelle européenne, peu de place à l'espoir car la présidence tournante de l'UE revient à la république Tchéque. Doutes et craintes s'imposent.

Car 2009 débute sous le signe des crises et conflits à résoudre, ce qui nécessite une Union forte, capable de se mobiliser sous le leadership de sa présidence.
La crise géorgienne, malgré les annonces de Nicolas 1er, est loin d'être réglée, y subsistent d'importantes tensions. La crise financière et économique synonyme de récession va encore avoir d'importantes répercussions sur les Etats et les populations européeenes. La poudrière du Proche Orient vient de se renflammer, tout comme le conflit gazier russo-ukrainien. Et tout ça alors que les Européens seront appelés, en juin prochain, à élire leurs députés au Parlement de Strasbourg avant que ne soit désigné un (nouveau) président de la Commission Européenne. Sans oublier de résoudre le "problème" du Non irlandais au Traité de Lisbonne même si le principe d'un nouveau vote a été acté (ce qui confirme que les Etats de l'UE ne sont pas égaux. La France dit non au TCE, le processus de ratification est abandonné malgré le fait que la majorité des Etats s'étaient prononcé sa faveur. L'Irlande rejete le Traité lisboète - copie du TCE - on décide que se vote n'a aucune valeur).
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Mais voilà, la gouvernance tchéque est loin de briller par son europhilie, bien au contraire.
Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, est un europhobe assumé, qui se définit lui-même comme un "dissident européen" et qui déclare que la "présidence de l'UE n'est qu'une fonction sans importance".
Multipliant les actes dans cette même logique comme celui de s'opposer à ce que soit hissé le drapeau européen sur les toits du château de Prague. Apportant son soutien aux opposants irlandais au traité de Lisbonne...
Et le 1er ministre, Mirek Topolanek n'est guère mieux. L'eurosceptique qu'il est souhaite poursuivre les réformes libérales du buget et des politiques de l'Union. Et que la politique extérieure européenne repose entièrement sur le lien euro-atlantique...
Et tout ça alors que la gouvernance tchéque est divisée, que la majorité gouvernement repose sur une coalition chancellante. Symboliquement la présidence revient à un Etat qui n'est pas membre de la zone EURO et qui ne cesse de repousser la ratification du Traité de Lisbonne. Qui plus est la République Tchéque ne se dégage pas - et ne semble pas le souhaiter - de son provincialisme euro-central.

Ces raisons d'être pessimiste semblent se confirmer. Quelques heures après le début de la présidence tchéque, le porte-parole du gouvernement a déclaré après l'invasion israélienne de Gaza que l'opération de Tsahal était plus défensive qu'offensive et qu'il n'y avait pas encore eu de violences, ni de victimes. Déclaration qui fut perçue par la communauté internationale et surtout par les autorités palestienne et le Hamas comme un soutien à Israël...

Beaucoup de craintes, peu d'espoir à l'aube de cette nouvelle présidence....  L'Union semble s'engager de plus en plus dans une impasse au désespoir des europhiles dont je fais partie....




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