MYKHA

LASSAN INDULOK EL ES MOSOLYOGVA ERKEZEM . . .

25 octobre 2009

De l'occitan au flamand...

6a00e54ef84dfa88340120a674818b970c_320wiCe samedi a eu lieu une manifestation qui est passée un peu inaperçue dans les médias nationaux. Peut être parce qu'elle s'est déroulée à Carcassonne et non à Paris et qu'elle concernait surtout un problème purement régional. Le thème de cette mobilisation : la défense de l'occitan.
Entre 10 000 et 20 000 personnes ont défilé dans les rues de la cité médiévale afin de réclamer le développement de l'enseignement de l'occitan mais aussi la création d'une télévision et d'une radio par le service public dans la langue d'Oc.
Pour rappel, l'occitan concerne une trentaine de départements du sud de la France ainsi que le Val d'Aran en Espagne (où il a le statut de langue co-officielle) et une partie du Piémont italien. Le nombres de locuteurs varient fortement, allant de 580 000 à 3,5 millions, certains avançant même le chiffre de 12 millions, selon le degré de maîtrise de la langue.
A noter aussi qu'il existe une division au sein du mouvement occitan, entre les partisans de l'unicité de la langue et ceux qui la présentent comme un ensemble de dialectes proches (languedocien, auvergnat, gascon, provençal,...).
Cette manifestation a eu, au moins, l'avantage de poser le problème de la place des langues régionales en France.
En effet, sur cette question la Constitution de 1958 est claire, l'article 2 déclare que « la langue de la République est le français».
L'unité nationale s'est réalisée aussi sur cette seule reconnaissance du français et ce dès les origines de la République comme le proclamait le révolutionnaire l'Abbé Grégoire : "L’unité de la République commande l’unité d’idiome et tous les Français doivent s’honorer de connaître une langue, le français, qui désormais, sera par excellence celle des vertus du courage et de la liberté".
Ce fut une des bases de l'unité française, de cette communauté de destin au contraire d'autres modèles européens comme en Espagne où les régionalismes sont forts voire exacerbés.
C'est dans cette logique que la France a refusé de ratifier, suite à l'avis du Conseil Constitutionnel, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pourtant signée en 1999.
Même si la révision constitutionnelle de 2008 a reconnu que "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France".

Concrètement, un rapport de 1999, remis à Lionel Jospin, dresse une liste de 75 langues régionales et minoritaires en France dont 23 en métrople.
13 d'entre elles font l'objet d'un enseignement public reconnu : le basque, le breton, le catalan, l'occitan, le corse, le tahitien, quatre langues mélanésiennes, le gallo, le francique et l'alsacien.

Le problème sur la place à accorder à ces langues est complexe entre ceux qui défendent un pluralisme linguistique national reconnu et ceux qui, comme l'Académie française, s'opposent à toute reconnaissance officielle et attribution d'un statut national à une autre langue que le français. 
Mais l'évolution récente de la Constitution sur cette question déclare que ces langues font partie du patrimoine national. Alors doit-on sauvegarder ce pan de notre histoire ou y renoncer ?
On ne peut à la fois combattre le poids écrasant de l'anglais au niveau mondial, sonner l'alarme concernant les langues mourantes des pays de l'hémisphère sud et participer à la disparition de langues présentes sur notre territoire. Car toute langue est une richesse culturelle, patrimoniale, et surtout est irremplaçable.
Le français est la langue de la Nation, de la République, statut qui ne semble pas être souhaitable de modifier. Mais il est nécessaire de sauvegarder les langues régionales et minoritaires en favorisant leur enseignement aux côtés du français et sur la base du volontariat. Car un idiome ne peut survivre et encore moins se développer sans enseignement.   

Question qui fait écho au problème de la place du flamand et de son enseignement en France.

Autocollant_ANVTLoin des chiffres de l'occitan, le flamand occidental serait parlé par 1 millions de personnes en Flandres belges, 90 000 aux Pays Bas et 20 000 dans les Flandres françaises.

Le west vlaamsch fait partie des langues régionales et minoritaires listées dans le rapport de 1999 mais il ne bénéficie d'aucun statut, ni reconnaissance officielle. Et alors même que certains s'opposaient à cette présence dans la liste, arguant qu'il n'était qu'un patois néerlandais et que de fait, une langue étrangère ne pouvait être également une langue régionale française.

Cependant, en 2007, a débuté une période d'expérimentation d'une durée de 3ans de l'enseignement du flamand dans des écoles du Nord à Wormhout, Noordpeene, Volckerinckhove et Esquelbecq.
L'évolution de cette expérimentation en enseignement durable dépendait de la motivation de la population mais aussi des autorités locales.
Etait-ce le renouveau du flamand en France ?
Si on s'en tient au succès au sein de la population, la réponse serait positive. En effet, une majorité d'enfants de ces écoles ont suivi les cours de flamand et en 2008, deux autres écoles (Lederzeele et Drincham) ont souhaité rejoindre l'expérimentation. Demandes qui furent rejetées par le Rectorat de Lille. Et alors que nous sommes dans la dernière année d'expérimentation, rien ne semble décidé pour la suite et surtout pas une évolution vers un enseignement durable alors même que les populations et les autorités locales le souhaitent.

D'après le quotidien flamand "De Morgen", il y a trois coupables à l'origine de ce qui s'annonce être un futur gâchis voire scandale.
Ce sont l'Inspection académique du Nord, le Taalunie (institution de promotion du néerlandais) et le Gouvernement Belge Flamand. Ces deux derniers auraient exercés des pressions sur la première afin de cesser l'expérimentation car elle représenterait une concurrence pour l'apprentissage du néerlandais alors même que cette langue n'est choisi que par 2% des éleves de la région comme seconde langue, principalement en raison d'une offre insuffisante et incertaine dans la continuité.
Les néerlandophones ont donc fait le choix, comme l'affirme L'Institut de la langue régionale flamande (ou Akademie Voor Nuuze Vlaamsche Tale), de "se tirer une balle dans le pied" plutôt que de se pencher sur leurs problèmes structurels.  Car l'apprentissage du flamand devrait être plutôt envisagé comme une étape préliminaire possible à celui du néerlandais. Et ceux qui font le choix d'apprendre le flamand le font parce que cette langue appartient à leur idendité culturelle au contraire du néerlandais. Et il est peu probable qu'en faisant disparaîre le flamand, le choix se porte sur le néerlandais. Il semble qu'en faisant disparaîte la première, on met en péril la seconde.
Et les autorités françaises ne sont pas exemptes de reproches, en plus de céder aux pressions, ils décident de sacrifier une langue régionale française afin de préserver l'enseignement d'une langue étrangère.

Mais voilà, le flamand n'est parlé que par quelques milliers de personnes et ne reçoit aucun soutien des pouvoirs publics autre que celui des autorités locales de la Flandre française et ne bénéficie d'aucun écho dans les médias au contraire de l'occitan, du breton ou du corse...
Le flamand meure et c'est une partie de l'identité culturelle du Nord et de la France qui s'éteint....



24 juin 2009

Fillon, épisode IV

L'épisode IV du Gouvernement Fillon est arrivé sans que celui-ci ait eu son mot à dire, semble-t-il. Sarkozy se réservant le rôle de sélectionneur suprême. Que dire si ce n'est qu'il n'y pas eu de révolution au palais. Le remaniement est plus important que prévu mais en raison d'un jeu de chaise musicale, d'un casting à respecter. Une pseudo poursuite de l'ouverture mais surtout un repli sur les fidèles du chef de l'Etat. Des heureux, des déçus. La politique catastrophique pour la France devrait se poursuivre dans la bonne humeur.

Il y a ceux qui restent : l'obéissant Bernard Kouchner aux affaires étrangères, Patrick Devedjan le ministre de la relance invisible (tant la relance que lui), Eric Besson à l'immigration qui fait encore mieux dans la répression que Hortefeux, Valérie Pécresse qui accumule les grèves et blocages d'universités, Fadela Amara qui est l'un des symboles de l'ouverture et de la diversité et qui a accepté un plan banlieue au rabais, Jean-Louis Borloo se retrouve bloqué à l'Ecologie, Nadine Morano garde la Famille et la Solidarité ce qui va faire hurler Christine Boutin....

Il y a ceux qui partent : Michel Barnier et Rachida Dati sont envoyés à Strasbourg avec plus ou moins d'enthousiasme, Christine Albanel et Roger Karoutchi payent pour Hadopi, la Guadeloupe a été fatale à Yves Jego, Bernard Laporte paye son inaction. L'ex-UDF, André Santini disparait tout comme son secrétariat d'Etat à la Fonction Publique tout un symbole des volontés sarkozyiennes. Enfin, Christine Boutin disparaît du gouvernement alors qu'elle esperait la Prison et avait tout tenté pour garder un poste.

Il y a ceux qui profitent du mercato : Michèle Alliot-Marie voulait rester à l'Interieur mais elle remplacera Dati à la Justice au final, profitant de son statut d'invirable malgré l'hostilité du Président, Brice Hortefeux retrouve ses premiers amours après des vacances aux affaires sociales, il arrive à l'Interieur où il pourra poursuivre sa chasse commencée à l'Immigration. Xavier Darcos fête son départ de l'Education Nationale en annonçant 16000 nouvelles suppressions de postes avant de rejoindre le ministère du .... Travail et des Affaires Sociales. Rama Yade qui ne pouvait pas être virée est tout de même punie, elle passe des Droits de l'Homme aux Sports. Kouchner a eu sa peau ainsi que celle de son secrétariat d'Etat. Valérie Letard quitte la Solidarité pour le Développement durable en complément de Chantal Jouanno confirmée à l'Ecologie. Jean-Marie Bockel peut désormais sortir du placard des Anciens Combattants où il avait été envoyé après avoir critiqué le président Bongo pour prendre la direction d'un secrétariat d'Etat à la Justice dont l'objectif n'est pas encore défini...

Enfin il y a les petits nouveaux : la plus belle prise, en apparence, est la nomination de Fréderic Mitterand qu'ils ont tenté de faire passer pour un symbole de l'ouverture mais le neveu de François n'a jamais été un homme de Gauche, il devra gérer Hadopi le retour du retour. Michel Mercier a l'aménagement du territoire, le MODEM le perd sans surprise. Christian Estrosi avait promi d'abandonner toute responsabilité nationale s'il était élu maire de Nice, il a été élu mais a oublié sa promesse. Promesse oubliée également pour Nora Berra qui s'était engagée à siéger au Parlement Européen où elle vient d'être élue mais qui préfère le secrétariat d'Etat en charge des Aînés. Marie-Luce Penchard obtient l'Outre-mer bénéficiant de son statut de conseillère de Sarkozy et de ses origines gaudeloupéennes. Enfin Pierre Lellouche arrive aux Affaires Européennes, nomination inquiétante car l'homme est avant tout un Atlantiste convaincu, favorable à la guerre en Irak. Et surtout, il est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Paradoxale alors que Sarkozy affirmait encore son opposition à cette entrée il y a peu, il nomme Lellouche aux Affaires Européennes...

En attendant, certainement, un nouveau remaniement au lendemain des régionales en 2010.
Mais, in fine, le seul qui gouverne, c'est Sarkozy....

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27 mai 2009

Aujourd'hui : je me demande pourquoi voter le 7 juin

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Si on écoute les médias, les élections des députés français au Parlement Européen le 7 juin prochain sont déjà jouées... L'abstention sera très importante. Quel suspens, va-t-on battre les précédents taux d'abstention ? L'UMP va l'emporter, le PS sauvera à peine les meubles face à Bayrou et on félicitera les Mélenchon et autre Besancenot de leurs scores, Cohn Bendit fera le spectacle comme d'habitude et on entendra, encore une fois, que le FN est mort.... Alors pourquoi voter ?

Il est clair que les médias ne favorise pas la mobilisation mais les politiques ne sont mieux à ce petit jeu.

Dire sans cesse que le taux d'abstention sera important parce que les Français ne s'intéressent pas à l'Europe est faux. Oui, le taux de participation est faible et il l'est de plus en plus mais est-ce sans raisons ? Mises à part les quelques semaines qui précédent le scrutin, entend-on parler du Parlement, des députés, des décisions prises, de leurs pouvoirs, etc.... Non. Ah on se donne bonne conscience en faisant des émissions et autres pages spéciales pseudo-pédagogiques à l'approche des élections mais ce n'est pas comme cela que l'on mobilise. L'Europe et ses institutions se sont, au fur et à mesure, déconnectées d'avec les citoyens européens. Et ce n'est pas arrivé par magie, c'est la faute des médias mais aussi et surtout des politiciens et partis... Combien de silences et accusations faciles ont ruiné les quelques tentatives de convaincre du rôle essentiel du Parlement Européen ? Comment faire le poids devant le fameux "c'est la faute de Bruxelles" ?
L'Europe peut mobiliser ; pour souvenir le référendum du traité constitutionnel.
Mais voilà, encore une raison de démotiver : ce fameux traité rejeté par une majorité indiscutable de Français et qui est reproduit presque à l'identique dans le traité de Lisbonne défendu par Sarkozy et adopté par le Parlement français. N'est-ce pas ce foutre des Français ?
Puis il y a l'épisode Yade/Dati : la première qui refuse d'aller à Strasbourg préférant une responsabilité nationale afin de rester sur "scène", pourquoi pas... La seconde obligée d'y aller car trop contestée à la Chancellerie et ne pouvant pas être jetée comme une malpropre. Donc c'est direction l'Europe comme placard doré et sa non-implication, son manque de sérieux et de motivation sont flagrants...
Et que dire de tous ces députés élus ne siégeant pas ou qui démissionnent à la moindre occasion de revenir au pays ? Quel message nous font-ils passer ?
Ce qui semble être une mauvaise blague : le découpage en pseudo-circonscriptions-grandes-régions-qui-ne-correspondent-à-rien. Un retour à une unique circonscription semble être plus que souhaitable pour rendre plus lisible l'élection mais aussi pour en faire un enjeu national.
Enfin les fameux sondages dont les médias et que l'UMP aiment tant. On clame partout que l'UMP va l'emporter. Sarkozy qui est tellement contesté par ces dangereux gauchistes va recevoir le soutien des Français, il semblerait sauf si on fait un peu plus attention aux fameux sondages... Oui l'UMP est en tête mais avec 28% en moyenne, est-ce une majorité ? Si c'est le cas, j'ai du rater des cours de math... Sachant que aucun autre parti ne soutient Sarkozy, cela veut dire 28% contre 72% d'opposition !!! Là, je suis d'accord, il y a une majorité indiscutable mais elle n'est plus en faveur de l'Elysée. Et puis ce sont des sondages nationaux qui ne correspondent pas au scrutin par grandes régions... Donc quelle valeur leurs donner ?

Et malheureusement, tous les partis sont coupable de se désamour. L'UMP nous explique clairement que nous, citoyens, n'avons aucun poids. Que le Parlement est une punition pour ses membres. Nous ment sur l'Europe qu'ils souhaitent. Tente de nous refaire le coup de la Turquie en oubliant de préciser que Chirac avait inscrit dans la Constitution que chaque nouvelle adhésion devait faire l'objet d'un référendum mais que Sarkozy, peu de temps après avoir été élu, a apporté une modification en permettant au Parlement français de se prononcer sur la question, évitant ainsi le référendum...  Le MODEM a renoncé à ses campagnes pro-européennes qui faisait la force de Bayrou lors de ce scrutin. Les Verts font des propositions intéressantes mais sont peu audibles. Les eurosceptiques et europhobes (Besancenot, Mélenchon, De Villiers, Le Pen & Co) foisonnent... Et le PS a du mal à faire LA campagne parfaite. Trop d'hésitations, un peu trop de flou.... Alors qu'ils dénoncent cette Europe que nous ne voulons plus, cette Europe a minima voulue par Barroso, Sarkozy et autres ultras-libéraux. Cette Europe commerciale, déréglementée, refusant toute Europe sociale...

Espérons que Martine Aubry et l'ensemble du PS arrivent à créer une véritable dynamique au cours des quelques jours qui nous séparent du vote du 7 juin. Une victoire du PS et du PSE ne serait pas synonyme d'une révolution à Bruxelles et Strasbourg mais permettrait, du moins, d'avancer vers une Europe sociale dont nous avons besoin. Et puis pourquoi ne pas rêver un peu, permettrait peut être de commencer à construire un capitalisme alternatif à celui qui fut tant décrier au pic de la crise mais que la grippe A a fait oublier... La route est encore longue mais nous pouvons y arriver en avançant pas à pas et en se donnant toutes les chances... Et il semblerait que la meilleure des chance d'atteindre cet objectif est de voter massivement et ce en faveur du PSE...

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26 mai 2009

Ce qu'il en est du Parlement Européen

10 mai 2009

Aujourd'hui : je me réjouis de voir le modèle français reconnu

currentcovereuC'est la petite sensation de la semaine qui est relayé par beaucoup de médias sans pour autant que cela ait le retentissement mérité. Le très très libéral journal britannique The Economist fait sa Une avec un Sarkozy dominant Merkel et Brown... Objectif : expliquer ou plutôt reconnaître que le modèle français est certainement l'un des meilleurs remparts pour résister face à la crise. The Economist confesse qu'il a fait partie de ceux qui considéraient que le modèle de l'Europe continentale poussé à l'extrême par la France était « sclérosé », « trop dominé par l'Etat », et que le salut résidait dans « une dose de réformes libérales à l'anglo-saxonne »… Mais il est contraint de reconnaître que le rôle de l'Etat, le système de protection sociale français, et les résidus de colbertisme permettaient aujourd'hui à la France de s'en tirer mieux que les autres pays industrialisés face à la récession....

The Economist souligne à quel point aujourd'hui le « modèle français » influence Washington et Londres, alors que la faillite de fleurons bancaires et industriels oblige les Etats à intervenir, alors que la régulation est revenue au goût du jour, alors, enfin, que des millions d'individus qui perdent leur emploi dans les pays industrialisés s'en sortent mieux dans les pays à forte protection sociale que dans ceux qui ont libéralisé sauvagemet suivant un dogme libéral anglo-saxon.

Le paradoxe est que cette très tardive reconnaissance intervient alors même que ce fameux modèle français est en péril, face aux attaques de Sarkozy qui, quant à lui, courent éperdument après le système anglo-saxon... Car ce Sarkozy qui, dans les réunions internationales, se fait le représentant de ce modèle, le héraut de la régulation des marchés, de l'encadrement du capitalisme libéral est ce même Sarkozy qui durant sa campagne présidentielle nous expliquait que le modèle français était mort, était un frein à la croissance et que nous devions nous convertir au modèle britannique et états-uniens.... C'est lui qui voulait créer un système de subprimes à la française, ah les Français devaient s'endetter comme outre-atlantique. C'est par là qu'allait passer le chemin de la croissance pour tous.... On connaît maintenant le résultat de ce modèle....

La chance de Sarkozy est de ne pas avoir eu le temps de mettre en place toutes ses réformes, la crise est arrivée sauvant en partie le modèle français mais pour combien de temps.... Car parions que pour lui, ce n'est que partie remise. Et ces réformes de la Santé, de l'Hôpital, de l'Université ne font que confirmer cette soumission au libéralisme le plus dérèglementé. Son modèle reste l'Amérique de Bush, celle qui exclue, qui donne qu'aux riches.... Putain, encore 3 ans.... 

14 avril 2009

Aujourd'hui : je me demande si c'est mal d'être Russe

Aujourd'hui , pas de référence à un article en particulier, mais à un sujet que l'on retrouve dans tous les médias. Celui de l'enlèvement de la petite Élise il y a quelques semaines et qui vient d'être retrouvée en Hongrie alors que sa mère se dirigeait vers l'Ukraine.

La réaction est la même que ce soit sur internet, à la radio, dans la presse écrite ou à la télé, nous offrant ces images de la gamine dans les bras de son père. C'est un soulagement. Le kidnapping a connu une fin heureuse et, non, Élise ne sera pas obligé de vivre en Russie avec sa méchante maman. Et profitant de cet évènement pour faire un plan com', le gouvernement annonce aussitôt une modification de législation compliquant, théoriquement, ce genre d'affaire.

C'est donc un happy end. On est tous soulagé et heureux. Coupez les micros, éteignez les caméras, baissez le rideau, l'affaire est terminée.

Mais je me pose une question. Au fait pourquoi Élise ne pouvait pas vivre avec sa mère ? La vox populi l'a condamné, sans procès, au statut de mauvaise mère kidnappeuse voulant emmener sa fille en Russie. Mais aucun média ne nous a expliqué pour quelles raisons, il était mieux pour l'enfant de vivre avec son père, quels risques elle encourait en étant avec sa mère. De même, sont condamnés médias et pouvoirs russes car défendant l'idée que la mère devrait avoir la garde, seulement, parce qu'elle est russe mais nous a-t-on expliqué pourquoi ce serait mieux que cette responsabilité soit confiée au père si ce n'est sa nationalité? non. La gamine est française par son père mais aussi russe par sa mère donc les deux pays sont les siens. Sa mère l'avait déjà kidnappé mais n'est-ce pas juste le besoin d'une mère d'être avec sa fille qui l'a poussé à commettre cet acte ? on ne sait pas....

Mais voilà, l'un des parents est français et il donc logique que l'enfant reste en France. Sans chercher plus loin.

Je ne dis pas qu'Elise aurait du rester en Russie, je n'en sais rien. Car je ne suis pas membre de cette famille, ni un proche. Je ne connais aucun des acteurs de cette affaire comme la majorité des journalistes ou personnes s'étant prononcés à son propos.

Ce n'était pas du journalisme, ni de l'information, juste du fait divers sordide. Étrange de n'entendre parler de ce genre d'évènement que lorsque le parent kidnappeur est l'étranger, un parent français kidnappeur ça doit bien arriver aussi ? Il n'y a pas eu d'analyse, ni d'explication. Mais juste de l'émotionnel basé sur le sentiment national supérieur.... Les méchants étrangers vs les gentils Français. Ça fait peur....   

Posté par mykha à 04:25 - Aujourd'hui, chez moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 avril 2009

Aujourd'hui : je vais en Argentine et en Suède

Aujourd'hui, je ne vais pas faire référence à un mais à deux articles, rien que ça. Quelle générosité !

2009_04_03_Argentine_apostasieLe premier article est paru sur Rue89 : Un millier d'Argentins renoncent à la foi catholique. Le titre résume   bien l'article. Il évoque donc cette cérémonie durant laquelle plus d'un millier d'Argentins ont renoncé à la foi catholique. Choix fait en réponse aux différents dérapages de l'Église romaine ces dernières semaines. La levée de l'excommunication d'un groupe catho-intégriste dont l'un des membres a tenu des propos négationnistes. A l'inverse, excommunication, au Brésil, d'une mère et de sa fille dont le mal fut de faire avorter la gamine de 9ans enceinte suite au viol de son beau-père qui, lui, ne fut pas sanctionné par les autorités religieuses. Ou encore, les propos du Pape Benoit XVI qui, à peine les pieds posés en Afrique, accuse le préservatif de favoriser la transmission du sida. Quelques dérapages parmi  d'autres qui promettent un avenir prospère à ces cérémonies d'apostasie que ce soit en Argentine ou ailleurs tout comme aux campagnes pro-athéisme lancées en Espagne.

L'Église catholique est en crise : chute vertigineuse des vocations, concurrence des nouvelles Églises, les lieux de cultes se vident. Et face à cette situation, le Vatican fait le choix d'un archaïsme que l'on pensait en voie de disparition.

h_4_HOMO_X1I1Cet article fait écho à un autre paru sur le site du Monde : La Suède autorise le mariage homosexuel à l'église . Encore une fois, le titre est clair. Le Parlement suédois a adopté à une écrasante majorité (261 pour vs 22 contre) une loi dite sur "le mariage sexuellement neutre", permettant aux homosexuels de se marier civilement ou religieusement devenant ainsi le premier pays à autoriser la célébration de mariages homosexuels au sein d'une Église majoritaire (78% de la population se réclame de cette Église).

Outre le renvoi à l'archaïsme de l'Église catholique pour qui une telle célébration est inimaginable. Le PACS étant déjà une hérésie, une grave atteinte à la "famille" alors le mariage et qui plus est dans une Église. Benedictus en perdrait son latin.

Mais cette loi nous renvoie également à l'archaïsme des dirigeants français. Qu'illustre le refus de toute évolution du PACS, le tabou sur l'adoption, ou encore le débat entre Morano et l'ultra-conservatrice Boutin à propos de la reconnaissance du statut de beaux-parents qui incluait les couples homosexuels. Le gouvernement et Sarkozy en tête nie un pan entier de la population française.

Alors pourquoi cette homophobie serait-elle plus acceptable lorsqu'elle vient de l'Elysée que lorsqu'elle vient du Vatican

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